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Les galères de notre aménagement de fourgon
6 min de lecture

S’il y a bien une chose qu’on essaie de montrer à tout prix à travers tous nos réseaux, sur notre blog et dans tout ce que l’on dit, c’est qu’il faut se lancer dans l’aménagement en connaissance de cause ! Nous, par exemple, ce n’est pas parce qu’on connaît beaucoup de choses sur l’aménagement, que nous avons aménagé trois fourgons et que nous avons été formés auprès d’un artisan que les galères, c’est fini pour nous et qu’on peut aménager un fourgon les yeux fermés, en deux semaines, seuls et sans couac ! Même des professionnels qui font des choses folles avec des années d’expérience derrière eux ont des galères ! Dans cet article, on veut vous prouver que les galères, ça peut arriver à tout le monde. On vous fait donc la liste de tout ce qu’on a pu rencontrer comme difficultés lors de cet aménagement.





Côté menuiserie

Menuiserie fourgon

Contrairement à Kirikou, nous avons super bien géré niveau glissières. Nous avons mis uniquement des glissières à billes dans la cuisine, et HEUREUSEMENT ! Les glissières à galet pour la cuisine, c’est à bannir absolument ! On en a mis pour les tiroirs de la chambre, et on voit déjà qu’elles attendent de flancher au moindre faux pas. Pourtant, elles paraissaient plus solides que celles vendues en commerce (nous les avons acheté chez Legallais). Bon, ok, ça c’est pas une galère mais ça pourrait vous en éviter certaines si vous savez que la règle de base du vanlifer autoconstructeur c’est : acheter des glissières à billes pour TOUS les tiroirs !

Le fond de notre placard de réserve de nourriture a complètement flanché sous le poids de cette dernière, et le placard haut avec la vaisselle s’est légèrement désolidarisé du plafond avec le poids des assiettes, mugs, etc. On a donc bien retenu la leçon : une équerre sur les placards hauts destinés à recevoir des choses “lourdes”, et du bois de minimum 10mm sur les fonds de placards destinés aux charges de plus de 5 kilos !





Côté plomberie

Pompe à eau et nourisses

L’élément essentiel du vanlifer autoconstructeur numéro deux c’est : le clapet anti retour ! Oui, parce qu’on a eu la bonne surprise, une jolie journée de Décembre, de voir de l’eau s’écouler dans le van par le sol sans comprendre d’où cela pouvait bien venir. Et quelle a été notre surprise de nous rendre compte qu’une fois les cuves d’eau sales pleines, l’eau en question ressortait par le tuyau de sortie d’air pour venir … S’écouler dans le van ! Plus adapté à billes qu’à membrane, mieux vaut en prévoir un pour éviter cet accident.

Nous nous sommes rendus compte, à notre insu, de la non compatibilité d’une pompe automatique et du Truma CP4. Une jolie soirée de Décembre (encore), nous rentrions du cinéma et, une fois arrivés devant le van… On voyait notre cuve littéralement se vider dehors ! Oui oui, la cuve d’eau propre ! Et en fait, on s’est rendus compte que le système de Frost Control n’était pas du tout compatible avec une pompe automatique. Vous savez, les pompes automatiques fonctionnent à la pression : quand la pression change dans le tuyau, elles se déclenchent et quand la pression est à son maximum, elle s’arrête (ce qui veut dire que tous les robinets sont fermés). Sauf que le Frost Control, c’est le système automatique qui s’ouvre pour vider l’intérieur du chauffe-eau si les températures descendent en-dessous de 3 degrés pour éviter que l’eau gèle à l’intérieur. Et, quand il s’ouvre, forcément … La pression dans les tuyaux diminuent et la pompe se déclenche ! Conclusion : au lieu de vider seulement le chauffe-eau, le système vide entièrement la cuve ! Deux solutions existent donc à ce problème : 1. éteindre la pompe en cas de très basses températures quand vous partez pour une journée (le système de sécurité du chauffe eau se déclenchera quand même, mais ne déclenchera du coup pas la pompe) 2. Éteindre la pompe, faire la vidange du chauffe-eau vous-même, et remettre la pompe en marche.





Côté divers

Galères lanterneau

La palme d’or de la galère du chantier N°3 surnommé Caliméro est attribuée aux … lanterneauuuuuux ! Oui oui, c’est la pire galère de tous les temps ça… Surtout une fois que l’aménagement est terminé. Au moment où j’écris ça, nous venons de tout démonter pour recommencer à zero, après avoir refait le joint en tout sept fois (à chaque fois à un endroit différent). Nous ne sommes pas encore sûrs que le problème soit résolu, et nous y sommes depuis le 15 octobre 2019… Notre plus grand rêve aujourd’hui : voir Caliméro sans bâche ! Les fuites ont commencé dés que nous étions sur le chantier, juste après la pose. Nous avons eu beau refaire, ça n’a jamais fonctionné pour une seule et bonne raison : la pose a été mal faite dés le départ. Directement après avoir posé le lanterneau, plusieurs personnes ont marché sur le toit et la pluie s’est invité 1h après la pose du sikaflex. Avec ces deux données, c’était quoiqu’il arrive foutu d’avance : la tôle s’était déformée, et la pluie s’était incrustée dans les joints intérieurs, qui n’ont du coup jamais séché … Petit édit : nous sommes le 29 janvier et nous avons enfin résolu le problème ! Nous vous expliquons les raisons qui ont fait que cette galère a été monumentale, et les petites astuces pour une pose solide dans l’article sur les ouvertures.





Pour finir

Ce qu’il faut savoir, c’est que souvent, on se rend compte des malfaçons de l’aménagement en le testant. C’est pour ça que nous n’envisagions à aucun moment de partir au Canada avec Caliméro sans l’avoir testé. Et on se remercie vraiment d’avoir pris cette décision, car cela fait trois mois que nous bossons à l’optimiser, à renforcer certains systèmes et certains endroits, à imaginer de meilleures façons de ranger … Bref, tout ça nous aurait littéralement gâché une énorme partie du voyage. En faisant ça, nous partons avec un fourgon que nous connaissons sur le bout des doigts (l’aménager, c’est bien, mais c’est quand on teste les aménagements qu’on se rend réellement compte de ce qui fonctionne ou pas, et de comment ça fonctionne et réagit). Je ne dis pas qu’il ne nous arrivera aucune galère, mais on saura les affronter. Et, surtout, on en aura déjà résolu une bonne partie. Un conseil donc, vraiment très important : si vous avez un fourgon à faire pour un grand voyage, prévoyez toujours plusieurs mois de tests !

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2 commentaires

Lawrence 13 mars 2020 at 23 h 11 min

Salut à vous deux, bravo pour tout votre travail et ce super site.
Je m’interrogeais : vous mentionnez dans plusieurs articles un voyage aux USA et au Canada à venir. Par quel transporteur allez-vous passer Calimero de l’autre côté de l’océan ? Avez-vous identifié des bons plans ? C’est quelque chose qui me ferait rêver également mais mes premières recherches ont démontré que cela semblait être très coûteux !
Merci pour votre aide et lâchez rien c’est top ce que vous faites pour tous les vanlifers en herbe ! 🙂

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Le Van Migrateur 21 mars 2020 at 16 h 57 min

Nous devions partir avec Seabridge, mais le voyage a été annulé à cause du Corona 🙂

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