Je vous dévoile les 6 points que j’aurais aimé savoir avant de me lancer dans la vanlife
Si on m’avait prévenu avant de certaines choses, je me serais peut-être mieux préparer. MAIS mieux préparés, l’aventure aurait été moins intense. Et finalement, je retiens toujours mieux quand j’apprend par moi-même. Ce n’est pas ce que vos parents vous disaient quand vous étiez devant votre problème de maths à ne rien comprendre ? « Cherche par toi-même, tu retiendras mieux ! » Alors voilà, plus j’avance dans l’aventure, plus j’apprends ! Mais j’aurais quand même aimé qu’on me prévienne de certaines choses avant que je parte voyager en van ?
« Tu n’auras aucun espace privé »

Si on m’avait prévenue avant de partir, juste en me glissant cette petite phrase, je me demande si j’aurais abordé ce voyage en van différemment. Peut-être que j’aurais mieux anticipé ce défi, que j’aurais cherché des astuces ou que j’aurais pris le temps de m’y préparer mentalement. Mais en même temps, je me connais : c’est en me retrouvant face à ça, en le vivant pleinement, que j’ai vraiment compris ce que ça signifiait. Et ça, aucune mise en garde n’aurait pu me l’apprendre aussi bien.
Au début, je ne voyais que le côté excitant de la vie sur la route. Les paysages qui défilent, la liberté de choisir où dormir chaque soir, cette sensation de n’appartenir à aucun endroit fixe – c’était grisant. Je me disais que l’espace réduit, ce n’était qu’un détail, un prix à payer pour une aventure pareille. Mais très vite, j’ai réalisé que le manque d’espace privé n’était pas juste une question de mètres carrés. C’est un état d’esprit, une réalité qui s’infiltre dans chaque instant, surtout quand on partage le van avec quelqu’un. Pas de porte à fermer, pas de coin où s’isoler, juste cet habitacle où tout se vit à deux, tout le temps.
Je me souviens de ces jours où, après une balade ou une matinée à travailler sur mes projets, j’avais besoin de souffler, de me retrouver seule avec mes pensées. Dans une maison, je serais montée dans une autre pièce, j’aurais mis de la musique ou fermé une porte. Mais là, en van, impossible. Si je voulais m’éloigner, il fallait sortir, marcher dehors, peu importe le temps ou la fatigue. Et même ça, ce n’était pas toujours suffisant, parce que l’espace intérieur reste cet endroit où tout converge : les discussions, les silences, les humeurs. On est là, à quelques centimètres l’un de l’autre, et ça demande une patience que je ne soupçonnais pas avoir à développer.
Pourtant, ce manque d’intimité a quelque chose de paradoxal. Sur la route, il est presque effacé par l’intensité du voyage. Quand on découvre un lac caché ou qu’on se réveille face à une montagne, on oublie plus souvent qu’on partage quelques mètres carrés. Mais une fois la routine installée, même dans un cadre aussi libre qu’un van, ça revient en force. J’ai compris que ce n’était pas juste une question de place physique, mais aussi de place mentale. Sans un moment à soi, les pensées s’entassent, les petites frustrations grandissent, et ça peut devenir lourd.
J’aurais aimé qu’on me dise : « Prépare-toi, tu n’auras aucun espace privé, et ça te demandera de réinventer ta façon d’être. » Parce que oui, ça m’a changée. J’ai appris à apprécier les silences partagés, à trouver des échappatoires dans la nature, à communiquer sans fuir. C’est une leçon brute, parfois inconfortable, mais précieuse. Alors, même si je n’étais pas prévenue, je ne regrette pas. Ce manque d’espace privé, je l’ai apprivoisé à ma manière, et ça fait partie de l’aventure.
« Tu mangeras toujours la même chose »

Cependant, c’est peut-être l’une des choses les plus difficiles à supporter lorsque je voyage en van. Par exemple, lors de mon voyage en Norvège, j’ai vite cédé à toutes les tentations culinaires après seulement deux semaines. Initialement, je devais aller en Italie, mais j’ai changé d’avis au dernier moment pour la Norvège. Cependant, le budget nourriture a doublé. J’avais donc décidé de partir avec des boîtes préparées à l’avance pour éviter de dépasser le budget et pouvoir aller jusqu’au bout de mon voyage, qui faisait plus de 7000 km au lieu des 3500 km prévus en Italie. À ce moment-là, j’ai eu un peu de mal à tenir le rythme du menu que je m’étais imposé. Entre les lentilles, les pâtes, le pâté, les sardines et le maïs, j’avais beau essayer de varier, les mêmes menus revenaient chaque semaine.
Il est très compliqué de varier la nourriture lorsque je voyage en van sans réfrigérateur. Les possibilités en termes de boîtes qui se conservent longtemps sont vite épuisées, et une certaine créativité en cuisine devient alors absolument nécessaire ! J’ai remarqué qu’avec ce genre de configuration, il vaut mieux prévoir quelques jours à l’extérieur, peu importe le prix.
Il y a bien évidemment des pays où c’est bien plus facile que d’autres. Par exemple, je n’avais pas du tout eu ce problème en Croatie, où les restaurants étaient excellents et à un prix largement raisonnable. J’avais quelques denrées pour les jours où le lieu de camping sauvage ne me permettait pas de manger au restaurant, mais cela restait varié.
« Tu devras parfois dormir au bord d’une autoroute »

Prévoir la route à l’avance gâche un peu le plaisir qu’apporte le voyage en van, c’est-à-dire celui d’être totalement libre ! Il m’est arrivé plusieurs fois de vouloir faire beaucoup de route d’un seul coup et de me faire surprendre par la nuit. Si à ce moment-là, l’application Park4night ou une autre n’est pas là pour me sauver, il devient difficile de chercher un chemin discret où se garer.
Il m’est donc arrivé plusieurs fois de devoir dormir sur une aire d’autoroute ou discrètement sur une place de parking en plein centre-ville. Rien à voir avec les jolies photos #vanlife qu’on voit sur Instagram ou Facebook dans ce cas-là ! Le schéma ressemblerait plutôt à celui d’un appartement super mal isolé dont les voisins hurleraient à longueur de nuit… Le bruit des voitures, des klaxons, des fêtards tardifs ou autres empêchent vite de dormir. Sur une station d’autoroute, je me méfie du moindre bruit de voiture se rapprochant un peu du van. Au milieu de nulle part sur une station d’autoroute dépourvue d’hôtel, j’ai conscience de ne pas être discret. Il m’est donc difficile de m’endormir totalement serein. Lorsque je trouve une place en centre-ville, il faut également penser au réveil le lendemain pour payer le parcmètre ! Et surtout à la discrétion, selon la configuration du van. En Australie, par exemple, le van que j’avais loué avec ma meilleure amie laissait l’eau usée s’échapper à l’extérieur. Il valait donc mieux faire marcher les robinets la nuit en pleine ville.
Ces petits moments de voyage un peu moins drôles que les autres ne m’empêchent pas pour autant de profiter à fond ! Heureusement, ils représentent moins de 10% du voyage, et j’arrive beaucoup plus souvent à trouver de superbes endroits où dormir que des aires d’autoroutes isolées.
« Tout ce que tu économises en hébergement, tu le remettras un jour ou l’autre dans la mécanique »

Eh oui, le voyage en van n’est pas forcément plus économique qu’un autre. C’est plutôt une idée reçue ! Effectivement, je ne paie pas les hébergements et l’avion pour me rendre d’un point A à un point B. Mais finalement, si je mettais de côté 25 euros par nuit passée dans le van, comme si je payais un hébergement moyen, la somme finale partirait vite dans l’entretien ou les travaux de réparation du van à un moment ou à un autre.
Un embrayage cassé, des injecteurs à changer, des roues à remplacer ou encore les travaux d’entretien réguliers à effectuer, et je rattrape vite les frais économisés sur l’hébergement et l’avion. Et n’oublions pas l’essence, qui part assez vite sur de longues distances ! Pour la Norvège, par exemple, 700 euros sont partis dans l’essence, sur les 3000 euros prévus. Pour la Croatie, 450 euros sont partis sur le budget total de 2000 euros.
Dans ce cas, vous allez vous demander pourquoi je voyage en van ? Vous qui pensiez que c’était uniquement pour pouvoir voyager de manière plus économique. Eh non, si je voyage en van, ce n’est pas uniquement question d’économie ! Mais bien la possibilité de transporter ma zone de confort partout avec moi. Ma maison sur roues me suit partout, et mine de rien, la seule zone de confort que je quitte est celle d’un quotidien bien réglé, entouré de personnes plus ou moins proches qui rythment mes moments d’évasion. Je prends beaucoup moins de risques qu’un voyageur en sac à dos, finalement. J’ai un endroit où dormir, quel que soit l’endroit où je gare cette petite maison ! Je peux aller où je veux, quand je veux, sans dépendre des transports.
Conclusion : le voyage en van est finalement le mode de voyage le plus économique pour les moins aventuriers ! Je transporte ma zone de confort, je ne paie ni les hébergements, ni les transports, ni l’avion et fais beaucoup d’économies sur la nourriture comme il m’est possible de le faire moi-même. Mais pour que ce soit vraiment économique, il faut faire attention à certaines choses, dont je parle dans mon article Nos 5 astuces pour voyager tout le temps.
« Tu vas devoir faire face à beaucoup de remarques »

Et oui, il n’y a pas que les remarques admiratives du genre « je ne pourrais jamais faire ça, vous avez vachement de chance de savoir exactement ce que vous voulez et de vous donner les moyens de le faire ». Non, j’ai aussi les regards de travers de certaines personnes de mon entourage, qui me disent avec les yeux sans oser le prononcer à haute voix « vous êtes de vrais hippies, vous pensez vraiment pouvoir vivre comme ça tous les jours ? Il va falloir que vous retrouviez un peu la raison ». Et il y a ceux qui me disent tout en face, me disent qu’ils trouvent ça cool mais de loin, et qui ne comprennent pas que je mette tout mon argent dans une carlingue qui me sert soit-disant de maison dans laquelle en plus je crache de la fumée quand je dors dedans l’hiver. Bon, si ces personnes se contentent de me critiquer de loin, je les laisse parler. S’ils commencent à me juger en fonction de la vie que j’ai choisie, inutile de vous dire que je peux facilement faire un trait dessus !
Bref, si on m’avait dit avant les étapes par lesquelles j’allais devoir passer, je me serais un peu mieux préparé. Entre la famille que j’ai mis quelques mois à convaincre et les amis qui trouvaient ça super et qui m’auraient suivi au bout du monde avant de se « ranger » et de commencer à me lancer des regards de travers derrière leur télé à 4500 euros, je suis passé du blanc au noir en croisant le gris pendant les premiers mois de mon projet.
Heureusement, il y a ceux qui m’encouragent, et qui me poussent presque sur la route pour profiter à fond de la vie du fond de mon van avec les beaux paysages qui défilent par les fenêtres ! Et c’est la majorité.

Ça rejoint un peu la catégorie d’avant, mais là je m’attarde sur la catégorie de personnes un peu plus négatives. Vous savez, celles qui disent que je me berce d’illusions ? Et finalement, la catégorie de personnes qui, sans le savoir, me donnent la force et le courage de réussir. Eh oui, il faut bien leur prouver qu’elles ont totalement tort, non ?
Je me suis rendu compte que ce sont souvent les personnes qui m’aiment le plus qui réagissent comme ça. Pas si bizarre que ça quand on y pense, car ce sont finalement elles qui s’inquiètent le plus. Et ce sont ces personnes qui me retranscrivent ces inquiétudes. J’ai vite appris à gérer ce genre de comportement, à faire accepter à mon entourage le mode de vie que j’ai choisi, et à leur prouver que c’est « safe » finalement. Il ne faut donc pas se décourager, et continuer à faire preuve d’arguments solides pour leur donner confiance !
Ces 6 points sont ceux qui m’ont le plus marqué. Et vous, vanlifers aguerris, qu’est-ce que vous auriez aimé savoir avant de partir voyager ou vivre en van ? N’hésitez pas à me raconter tout ça en commentaire, juste en-bas ! Je serais heureux de savoir et d’échanger !
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2 commentaire(s)
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Vous avez des questions ?
vraiment sympa et intéressant ce retour d’expérience
Bonjour,
Je viens de regarder votre vidéo ( celle de l’aménagement -super d’ailleurs-) et juste une petite réflexion ou conseil si vous préférez… A votre place, j’aurais plutôt mis tout ce qui est lourd ( casseroles, vaisselle et bouteilles pleines ) dans les tiroirs du bas et tous ce qui est léger ( papiers, linge ) dans les tiroirs du haut… Pour baisser le centre de gravité…
Sinon, félicitations pour votre réalisation et continuez de suivre vos rêves, ils connaissent le chemin…