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Tout plaquer pour la vie nomade à plein temps

Écrit par Le Van Migrateur 8 juin 2018
vivre en van
16 min de lecture

J’avais (Luce) dit que j’écrirais probablement un article sur tout ce que nous apportait la vie en van. Mais surtout cette nouvelle vie de nomade à plein temps ! Alors le voilà… Se lancer dans ce nouveau style de vie, vivre et travailler sur les routes, ça fait peur : on se sent tiraillé, on hésite, on voudrait parfois tout arrêter avant même d’avoir commencé, on se demande pourquoi on fait ça, puis on se lance. Et on ne regrette rien. 

On était qui, avant tout ça ?

Des gens normaux avec une forte envie d’évasion

Luce, PF et Laskar

C’est une vraie question. Car finalement, la vie en van nous change radicalement. Avant, on pouvait prendre sur nous derrière un bureau en se disant c’est pour la bonne cause, patience. Avant, on pouvait se contenter d’un appartement qu’on changeait de déco tous les 6 mois pour se sentir dépaysé entre les voyages qu’on pouvait faire seulement 5 semaines par an en se contentant de rêver d’une nouvelle vie. Maintenant, on nous demanderait de retourner dans le schéma classique de la société, on en deviendrait fou. On ne se sent par là ni rebelles, ni révolutionnaires ni anarchistes. Nous avons simplement trouver une manière de vivre qui nous convient mieux que tout ce qu’on a essayé jusqu’ici. Se libérer des chaînes que la société nous impose, on se rend compte que c’est possible : et ça donne le frisson ! Le frisson, car on se pose plein de questions : mais si un jour on est fatigués, qu’on ne veut plus faire ça, quelles seront nos solutions ? Et quand on sera vieux, on aura peut-être besoin d’un pied à terre ? Et nos habitudes qu’on avait dans notre petite ville avec tous les gens qu’on aime, ça y est, c’est fini pour de vrai ? Est-ce que j’aime ou est-ce que j’ai peur ? Est-ce que je réalise vraiment qu’on a fait de tout ça notre mode de vie ? Ou est-ce que je suis encore formatée en me demandant ce que je voudrais faire plus tard ? Est-ce qu’un jour on se lassera de tout ça ? Est-ce qu’un retour au mode de vie classique sera alors possible ?

Réussir son Road Trip

Toutes ces questions sont encore sans réponses pour nous. Tout simplement parce qu’on ne peut pas prévoir l’avenir. Et on n’a pas envie de se dire “on aimera vivre comme ça toute notre vie, c’est sûr !”, parce qu’on n’est pas devins et qu’on ne sait pas si un jour on voudra choisir un autre mode de vie alternatif, ou se poser quelque part. Le seul moyen de trouver la sérénité tout en se posant tout ce tas de questions est de profiter du moment présent, et c’est tout ! On aura bien le temps de voir tout le reste plus tard, quand ça arrivera (ou pas).

Le parcours classique avant de tout quitter

Il y a trois ans, si on nous avait dit qu’on partirait comme ça ensemble, on n’y aurais jamais cru. J’étais encore en pleines études, la tête remplie de rêves de voyages, mais mon entourage faisait tout pour repousser le moment de mon départ : « finis tes études », « économise un peu avant de partir », « ne te précipite pas sur le premier Van venu », « prends ton temps, ça arrivera un jour ».

Et ce jour de Février, j’ai rencontré PF. J’avais déjà mon Van depuis 1 an, que j’avais acheté sur un coup de tête (…). A ce moment, je travaillais en alternance dans une sorte de Startup à Paris, dans laquelle j’étais plutôt malheureuse : 4h de trajet par jour (sans exagérer), et je me tapais toute la journée l’exigence extrême de ma chef, qui essayait de m’amener à me dépasser avec des paroles rabaissantes.

Un jour, PF m’a proposé d’aller à Barcelone pour un CityTrip d’un week-end 1 mois après notre rencontre. Lui aussi, il avait des rêves plein la tête et un boulot qui ne l’extasiait pas. Comme tout le monde avant de se lancer finalement, ou presque. Je ne sais pas ce qui m’a pris : j’ai dit oui, sans réfléchir. Mais pour ça, j’ai dû trouver une excuse pour esquiver le travail. J’ai accepté, même si cela voulait dire que je devais « planter » mon travail. Je m’en foutais. Et si c’était à refaire je le referais.

Barcelone City trip

Le jour où j’ai tout quitté

Il me restait un an et demi à faire dans cette boîte. Après notre voyage, je n’y suis jamais retourné. Vraiment ! J’ai été voir la directrice de mon école, et je lui ai dit que je ne remettrais jamais les pieds là-bas, que je n’étais pas faite pour supporter les exigences d’une boîte qui me payait trop peu pour pouvoir économiser pour réaliser mes projets. Les 4h de trajet et l’exigence de ce poste ne valait pas les moins de 800 euros gagnés chaque mois (salaire d’alternance).

J’ai arrêté. J’ai dit à PF que je le suivait dans son Trip en Europe, et tout a commencé : j’ai continué à bosser à fond mes études pour vite en finir, et en parallèle, je me suis mise en auto entrepreneur pour livrer des repas à vélo et distribuer des flyers. En moins de 3 mois, j’ai pu mettre de côté ce que je n’aurais pas fait en un an dans la Startup.

On est partis l’année dernière ensemble, sur un coup de tête, à bord de notre petite maison sur roues avec des aménagements plus que sommaires, et 2 placards pour mettre nos fringues. On avait rien. Et on est partis 3 mois comme ça !

Les 5 commandements pour réussir son road trip

Ces 3 mois rustres et intenses nous ont donné une seule envie : vivre comme ça a l’année. Le confort n’est pas dans le van, selon nous : il est partout autour de nous. La nature, la liberté d’aller où tu veux, quand tu veux. 

Mais on n’a pas décidé tout de suite après notre retour de vivre définitivement sur les routes. Au début, on rythmait nos vies entre CDD, voyages et contrats freelance. Petit à petit, tout est devenu évident pour nous. On voulait aller encore plus loin dans ce mode de vie alternatif : se lancer pour de vrai.

Travailler sur les routes

Tout quitter, c’est vraiment difficile ?

Je crois que notre vision de la « vanlife » en vacances nous empêchait de voir les choses comme elles sont : encore bien plus extraordinaire que tout ce qu’on avait imaginé, même si les moments difficiles sont décuplés par 10 ! Oui, ils sont multiplié par 10, car on est parfois fatigués, même épuisés. Épuisés de conduire, de se cogner partout, que rien ne soit simple, d’utiliser un peu trop souvent le tournevis, de devoir trouver des endroits où remplir l’eau… Oui, toutes ces petites choses accumulées au quotidien ont 2 conséquences : ils rendent la vie en van à la fois extraordinaire et épuisante.

Et aujourd’hui, on se rend compte que c’est possible : s’éloigner des gens qu’on aime (géographiquement), vivre au gré des saisons pour faire des économies, consommer mieux, réduire notre empreinte écologique … Bref, tout les petits trucs à la mode quoi !  On s’est approprié ce mode de vie, petit à petit. On a encore énormément à apprendre. Et finalement, on ne peut apprendre tout ça qu’en vivant VRAIMENT l’aventure. Chercher à se préparer à tout prix, pour que tout soit parfait et bien ficelé, ça ne nous a jamais réussi, à nous.

Si on se revoyait il y a 1 an, je pense qu’on se moquerait bien de nous-mêmes. On savait à peine planter un clou ! On n’aurait jamais cru qu’un jour on comprendrais complètement l’électricité, et qu’on serait en capacité d’aménager nous-mêmes un Van, et même de donner des conseils là-dessus ! Aujourd’hui, notre petit Van est entièrement refait, et largement (trop?) confortable pour y vivre dedans à l’année.

L'aménagement de notre fourgon

Quand on dit aux gens qu’on vit vraiment dedans, que c’est notre maison, et qu’on n’a plus rien ailleurs que là-dedans, ils ne nous croient pas. Des gens de notre âge sans aucune attache rêveraient de faire ça, mais ont peur (peur qu’on peut comprendre, on l’a eu longtemps). Mais finalement, où est l’impossible là-dedans ? Si on met tout bout à bout depuis 2 ans, achat du camion compris, on a investi 11000 euros pour une vie de liberté, sans loyer, sans contraintes. Et on est propriétaires, on ne doit rien à personne. Où est l’impossible alors, si ce n’est pas le budget ?

L'artisan du voyage

Il faut aller au-delà des peurs, du sentiment de culpabilité qu’on a en laissant les gens qu’on aime. Finalement, ils sont tous très heureux de voir qu’on vit nos rêves et les peurs disparaissent quand on est vraiment lancés dans l’aventure. Vivre sur les routes, c’est tellement loin de tout ce qu’on peut s’imaginer. C’est bien plus beau, bien plus facile, bien plus vibrant.

Et comment on fait pour vivre ?

C’est une question qui nous revient souvent. Mais il n’y a pas de miracles, malgré tout ce que vous pourrez lire sur les blogs, comme par exemple “comment j’arrive à gagner ma vie sur Internet sans rien faire de ma journée” : fuyez. Ce ne sont que des mensonges ;). Pour parvenir à être libre de travailler dans un cadre agréable, il faut gagner sa liberté ! Et on la gagne à force de travail. On ne dit pas non plus que vous devrez vous arracher à la tâche : les besoins financiers en van sont beaucoup moins importants que lors d’une vie sédentaire. Ça vous aidera beaucoup !

Pierre-François : les saisons

On commence notre vie de nomades sur roues avec une saison en camping, à Saint Julien en Born dans le Sud-Ouest. PF seulement y travaille, en tant qu’agent d’entretien des bungalows. Comme il est un peu hyperactif, il serait inenvisageable pour lui de faire un travail derrière l’ordinateur : il a besoin de bouger, de se dépenser ! Il est la partie stable du couple, celle qui nous apporte la sécurité le temps de commencer à constituer un petit matelas de secours et à rembourser la fin de notre emprunt (étudiant) pour l’achat de notre fourgon et les aménagements.

Travailler en saison

On est vraiment bien tombés pour une première saison ! On peut vivre dans notre van, Laskar est en liberté toute la journée sur l’emplacement et on l’emmène se promener à la plage le matin et le soir. PF a des horaires qui nous permettent de faire plein de choses ensemble le soir (9h-16h30). Et le gros plus, c’est qu’on a tous les deux un petit bracelet qui nous permet de faire les activités du camping gratuitement : tennis, ping-pong, premières séances de paddle et de surf, salle de sport,  cours de sport en tout genre, Yoga, SPA, etc. Ça nous permet vraiment de ne RIEN dépenser : on peut penser à nos objectifs tout en mettant à fond de côté. Et on n’aurait jamais imaginé pouvoir vivre ça un jour. Pour nous, remboursement des dettes et économies était forcément synonymes de travail acharné et de grosse dépression. Jusqu’à ce qu’on découvre les saisons … Et on est de plus en plus heureux d’avoir pris cette décision.

Ce qui est magique, c’est qu’on partage énormément avec les membres de l’équipe, qui ont finalement eux aussi choisi un mode de vie alternatif : on ne travaille pas en saison quand on souhaite vivre une vie calme et normale. Ici, les collègues de PF sont sportifs, voyageurs, aventuriers et j’en passe ! C’est un apprentissage intensif de la vie, des autres.

Travailler en saison

Ici, on se prend une vraie claque, et on se dit que c’est possible d’aller au travail le matin sans avoir cette flemme, cette non-envie qui vous cloue au lit et fini par vous faire déprimer et vous ronger petit à petit …

Luce, la future digitale nomad

Et moi, Luce, je profite de ce moment de sécurité pour lancer mon entreprise en ligne. Et croyez-moi, ça ne s’improvise pas. Au début, on se lance en se disant que ça va être super facile. On crée notre site, éventuellement nos réseau sociaux, on s’applique, on met de jolies phrases et de jolies photos et on attend ! Puis rien. Et on se retrouve face au problème existentiel du freelance : trouver des clients. Et oui, vous pensiez qu’ils allaient tomber du ciel ? Qu’ils vous attendait ? Eh bien non. On n’est pas les seuls sur le marché du travail freelance, et quand on arrive en dernier il faut se faire sa place, se faire reconnaître. Le plus difficile est de décrocher ses premiers contrats. Ensuite, ça devient un peu plus facile.

Je dis ça en connaissance de cause, non pas parce que mon entreprise actuelle fonctionne correctement mais parce que j’ai été photographe/graphiste professionnelle pendant 4 ans en freelance. Et j’ai pu commencer à me faire de vrais salaires à partir de 2 ans d’activité, quand j’ai commencé à me faire repérer par des professionnels et à pouvoir remplir mon book pour me donner de la crédibilité. Et le secteur de la photographie est un secteur plus qu’ingrat : on peut l’imaginer comme une grosse boîte à sardine, tout le monde est entassé et personne n’arrive vraiment à faire sa place. Sauf les génies. Enfin, c’est ce qu’on croit tous au début, avant de trouver le filon comme on dit.

Photographie

Exemple de portrait que je réalisait

J’ai arrêté la photographie, justement à cause de son ingratitude. Et aujourd’hui je me lance doucement dans le milieu du développement Web et du community management. C’est passionnant, car il faut sans arrêt être formé. On découvre des choses tous les jours, on en apprend tout le temps ! Chaque client est formateur et chaque nouveau projet nous montre qu’on peut aller toujours plus loin avec le Web et les réseaux sociaux. Pour l’instant, je ne dégage pas un salaire suffisant pour vivre. Mais j’espère que ça viendra entre Septembre et Janvier. Cela nous permettra de ne faire que les saisons d’été et de voyager le reste de l’année avec un salaire régulier. On pourra même envisager notre tour du monde à long terme le jour où tout cela deviendra stable.  Vivre et travailler sur la route est un idéal de vie qu’il est possible d’atteindre, avec du travail et de la persévérance.

D’ailleurs, comme c’est quelque chose qui intéresse beaucoup de monde le digital nomadisme, je compte bien vous aider à vous lancer à travers différents projets. Vous verrez ça en temps et en heure, on garde le suspens jusqu’au bout !

 

4 mois de nomadisme

Un regard nouveau sur la vie nomade

Aujourd’hui, on vous parle avec les yeux tout frais de la vie sur les routes. Cela ne fait que 4 mois qu’on a tout quitté. On ne retourne chez nous qu’en invités. Nous n’avons plus de chambre et une quantité minime d’affaires casées chez nos parents. Il est possible pour nous d’imaginer des projets à long terme qui peuvent se réaliser n’importe où dans le monde. On économise pour notre tour du monde, sans pour autant se priver : on visite l’Europe et les pays limitrophe en attendant de pouvoir se payer la traversée de l’Atlantique pour rejoindre le Canada.

Pour le moment, on ne voit que des bons côtés à tout ça. On se prend moins la tête sur des broutilles que la vie quotidienne et monotone qu’on avait dans notre appartement nous faisait apparaître comme des problèmes. En van, les seuls vrais problèmes qu’on a sont où trouver de l’eau et est-ce qu’il nous reste assez de gaz ? On apprend à prendre soin des ressources qu’on a en quantité limitée. On voit la vraie valeur de chaque élément, de chaque moment.

Il y a des jours sans, comme tout le monde

Bien-sûr, il nous arrive d’avoir des jours sans. Pour tout vous dire, il nous est arrivé quelque fois  de nous dire, ces 4 derniers mois, qu’on voulait arrêter. Mais c’est parce qu’on a fait une grosse erreur. On a voulu aller jusque dans l’Italie du Sud avec trop peu de temps devant nous. Cela nous a donné l’impression de passer 4 semaines sur la route avec pour seuls repos les parkings qu’on trouvait pour dormir. Cette expérience a été un mélange de bonnes et mauvaises aventures, mais pour être honnête ça nous a épuisé. On sait maintenant une chose : rouler beaucoup, tous les jours, n’est vraiment pas fait pour nous. On préfère finalement voir un peu moins du pays et rouler tranquillement, s’arrêter parfois plusieurs jours au même endroit, que de bomber et finir par être complètement épuisés.

Les étapes qu’on a suivies pour nous lancer

Pour résumer un peu cet article, voici les étapes par lesquelles nous sommes passés avant de nous lancer dans le grand bain.

  1. Quelques mois de voyage en van avec des aménagements sommaires, ce qui nous a ouvert les yeux (été 2017)
  2. 6 mois de sédentarité (forcée) à cause d’une procédure pour arnaque sur les réparations du fourgon. Durant cette période, on a un peu enchaîné les CDD pour être sûrs de pouvoir partir quand on voulait (de Septembre 2017 à Mars 2018)
  3. Après avoir bien réfléchi, on s’est dit que la meilleure solution pour économiser tout en commençant à toucher le rêve nomade du bout des doits étaient de partir travailler en saison (Février 2018)
  4. Pour cela, on a du réaménager notre fourgon pour pouvoir y vivre à l’année (Mars-Avril 2018). Nous avions peu d’économies, alors on a contracté un prêt étudiant pour lancer le projet (un aménagement à moins de 5 000 euros), qui est venu compléter celui que j’avais, Luce, pour l’achat du van. La fin du remboursement est prévu pour début 2019.
  5. Le réaménagement terminé, la procédure d’homologation a commencée (Juin 2018) et nous sommes encore en plein dedans, tout en ayant commencé la saison.
  6. Lancement d’entreprise en cours pour moi, Luce !

Et vous, quelles sont vos peurs, ou qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer ?


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20 commentaires

Priscilla 8 août 2020 at 9 h 49 min

Bonjour et merci beaucoup pour ce blog et tous vos conseils 😉
Avec mon conjoint, nous lâchons tout et avons décidé de vivre en fourgon aménagé.
Se posent alors les questions très administratives de la domiciliation par exemple. On pense mettre notre adresse postale chez l’un de nos parents mais quid de la domiciliation fiscale? En effet on ne voudrait pas que notre parent se retrouve avec un foyer fiscal comprenant 2 personnes de plus….
Comment avez vous géré cela?
Quelles sont les démarches administratives que vous avez du réalisées, propres au fait d’être SDF?
Je vous remercie beaucoup pour vos réponses.
Belle journée à vous!
Priscilla

Reply
Le Van Migrateur 11 août 2020 at 12 h 41 min

Bonjour Priscilla,
Nous sommes de notre côté domiciliés chez nos parents ! 🙂

Reply
Fab 28 juin 2020 at 7 h 05 min

Bonjour,
Je suis la maman d’un jeune homme de 19 ans qui rêve de vivre ce que vous décrivez dans votre belle histoire.
Il est vrai que nous, les parents, sommes plutôt frileux à l’idée de cette vie de nomade qui est, pour nous, synonyme de galère, d’insécurité, physique et financière. On a plutôt une vie « classique » et confortable mais le schéma métro, boulot, dodo le rend malheureux.
Et nous n’avons pas le droit de l’empêcher d’être heureux. Il veut « vivre dans un camion » depuis qu’il a huit ans !
Ma crainte (de maman poule) est qu’il parte seul, qu’il ne sache pas sortir d’une galère, qu’il fasse de mauvaises rencontres, qu’il ne mange pas correctement, qu’il ne se lave pas tous les jours. Oui, je sais, c’est peut-être ridicule tout cela mais j’ai peur pour lui.
Je n’ai pas vraiment de questions à vous poser. J’ai juste besoin de voir comment ça se passe chez d’autres.
Ah si ! Est-ce que vous seriez partis seuls ?
Merci pour la lecture de votre belle histoire.

Reply
Le Van Migrateur 29 juin 2020 at 9 h 21 min

Bonjour Fab,

On comprend totalement tes craintes … Je ne sais pas dans quelle optique il part, mais en tout cas de notre côté on n’a jamais été en aussi bonne santé que depuis qu’on vit en van 😊 Sans loyer, on a beaucoup plus d’argent disponible pour la nourriture, et puis des douches il y en a partout 🙂 On est surs que c’est une expérience qui le fera grandir, et le fait de se confronter à des galères lui apprendra pleins de choses 😊

Oui de mon côté le projet de base était de partir seule 😊

Reply
Clara 24 avril 2020 at 12 h 09 min

Bonjour, je trouve votre blog très intéressant. Votre histoire m’inspire en me montrant que tout est possible. Je vais avoir 18 ans mais la vanlife me fait rêver depuis déjà 4 ans. J’aimerai vraiment avoir ce style de vie mais quitter ma famille me fait peur. En plus je suis comme PF j’ai besoin d’un métier qui bouge et j’ai du mal a trouver des solutions pour réunir ces deux critères. Avait vous des conseils à me donner?

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Le Van Migrateur 28 avril 2020 at 12 h 53 min

Salut Clara !

Merci pour le soutien !

Si tu veux commencer calmement à partir, commence par faire des saisons dans les stations balnéaires en été qui te permettrons d’économiser pour ton van (généralement l’hébergement est offert) et ensuite dès que tu auras ton fourgon, tu pourra alterner entre des saisons d’hiver et d’été et aller voir ta famille entre temps 🙂

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Pat 9 mai 2020 at 23 h 28 min

Hello!
J’adore ce que vous faites et je vous admire pour votre courage, franchise et pour ce goût de l’aventure ! Je réfléchis sincèrement à me lancer dans la nature mais j’appréhende un peu l’inconnu de la vie en van et la solitude. Je suis encore au stade de réflexion, mais peut être un jour je me lancerais dans cette grande aventure. Bon courage à vous ! Profitez un max et faites nous aussi profiter !

Reply
Le Van Migrateur 11 mai 2020 at 11 h 34 min

Hello Pat,

Merci pour ce gentil commentaire <3
On ne peut que t'encourager dans le bon sens pour te lancer dans cette superbe aventure !

Reply
Gabriel Pilon 10 avril 2020 at 20 h 02 min

Bonjour et un grand merci pour votre partage.
J’ai pour ma part un CDi et je pourrais demander à mon employeur de pouvoir travailler à distance mais aux yeux de la lois est-ce qu’il est possible d’obtenir une domiciliation fiscal et quelles démarches avez-vous fait pour pouvoir vivre dans votre van sans pour autant devenir des sans domicile stable ou fixe ?
Merci encore et d’avance
Ps : si vous avez besoin, je me propose de partager avec vous mon expérience pour la conception de site sur wordpress 🙂
A bientôt
Gabriel

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Le Van Migrateur 14 avril 2020 at 17 h 52 min

Bonjour Gabriel,

Un article sur la question arrive dans les semaines à venir !

Belle soirée,

Reply
Angie 19 juin 2019 at 8 h 11 min

Bonjour.
J’ai beaucoup réfléchi à ce qui est d’imposer “ce” mode de vie à un enfant …
Ma réflexion finale ? Ne leur imposons nous pas un mode de vie quoi qu’il arrive ? Que ce soit en vivant dans une maison gigantesque ou à l’inverse dans un minuscule appart, dans une grande ville ou un p’tit village, avec des frères et soeurs ou en tant qu’enfant unique … J’arrête là mais vous avez compris le principe. Quel que soit notre mode de vie, nous l’imposons à notre/nos enfant(s). À lui/eux de faire leurs propres choix quand le temps sera venu.

Reply
Laeti32 24 mai 2019 at 22 h 49 min

Bonjour

Je trouve votre Blog génial, et il me donne encore + envie de voyager.
Voila 3 mois déjà que je pense à ce type de vie ! je pense à ça tout le temps (La preuve ! je suis au travail actuellement et je regarde votre blog 🙂 ) ce mode de vie (Van life) me fait rêver et je ne sais pas comment m’y prendre j’ai 2 énormes freins :
– Je suis célibataire (j’avoue que ça me fait carrément peur de partir seule en étant une femme) et mes amis ne sont pas intéressés par ce type de vie ou alors ils sont en couple.
– L’aspect financier : Faire un prêt de 10 000 euros minimum sans pouvoir le rembourser ensuite car je serai sur les routes et j’aurais peut être du mal à trouver un emploi sur la route.

Voila ce qui me bloque si jamais vous avez des conseils à me donner je vous lirais avec grand plaisir 🙂 Bonne route à vous! Soyez heureux ! On a qu’une vie et elle passe vite !

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Le Van Migrateur 27 mai 2019 at 11 h 06 min

Hello Laeti,

Ton commentaire fait vraiment plaisir à lire <3 Merci ! 🙂

Quand j'ai acheté mon van, j'étais seule au départ. Je me préparais pour la grande vie de voyage seule ! Ce qui me rassurait beaucoup, c'est que je partais avec Laskar, et c'est un excellent chien de garde ! Ça peut être une solution, à défaut d'avoir les bras musclés d'un chéri ahah
J'ai aussi personnellement fait un prêt pour acheter le fourgon. Mais, au départ, j'étais encore en alternance. Du coup j'ai commencé à le rembourser tout de suite et ai réussi à tout rembourser en un peu moins de 3 ans. Après, ça dépend de tes contraintes ... Tu peux toujours faire un prêt que tu rembourserais plus tard, mais je te le déconseille. Peut être que faire une grosse saison t'aiderait à économiser ! Ou alors quelques mois de grosses privation pour réussir à épargner avec ton boulot ...

En tout cas, bon courage ! J'étais dans la même situation que toi au départ, et j'ai fini par trouver une solution, même s'il y a eu énormément de galère. Alors tu vas y arriver, c'est sûr !!

Reply
Aurélie 27 avril 2019 at 18 h 38 min

Bonjour,
Je trouve votre parcours génial et merci pour les explications claires et sincères ( ça change…) sur ce mode de vie qui fait tant rêver…Perso mon copain ne partage pas du tout cette idée de la vie, mais ce qui me retiens ce n’est pas lui, ni mon appartement, ni mon job ni la peur de ne pas trouver de job en saison ( je suis cuisinière)…Je ne suis pas non pus prisonnière de la famille, des amis ou des biens matériel…Non ce qui me retiens se sont mes lapins…Ils ne supporteraient pas la vie en van…C’est bête, mai c’est comme ça…Ils passent avant mes rêves…Encore bravo et merci pour ce blog.

Reply
ben 9 mars 2019 at 9 h 27 min

salut vraiment nice votre histoire ou vie :p . je vous souhaite plein d’aventure et de bonheur. de mon coté cela fait 3 ans regarde pour la vanlife qui m’intéresse vraiment beaucoup. Je suis au québec pour moi ma plus grand frein est ma maison j’ai une maison payer depuis que j’ai 16 ans. ma seul vrai peur c’est est-ce que c’est une erreur de la vendre pour choisir une autre sorte de vie. cars je ne crois pas que la vie que je fait en ce moment en vaux la peine un travaille que je déteste quoi qu’il peut être utile durant ma vanlife. la seul chose que je suis certain c’est que souvent je me promène dans ma maison et me dire a quoi sa sert de payer pour tous sa quand je n’utilise pas la moitié ” je suis seul a vivre dedans avec un chien”.

mercis encore d’aumoin pouvoir me faire rêvé pour le moment

Reply
Laetitia 7 mars 2019 at 9 h 24 min

Avec mon compagnon nous aimerions aussi prendre la route pour quelques temps histoire de prendre l’air…On aimerait faire un tour en Europe et se financer en travaillant un peu le long de la route.
Avez-vous seulement travaillé en France ou dans d’autres pays européens ?
Mon compagnon est cuisinier donc je pense que ça sera plus simple pour lui de trouver du job par contre je m’inquiète un peu plus pour moi. Aucun travail ne me rebute mais aujourd’hui si vous ne rentrez dans la case, on ne vous donne pas la chance au moins d’essayer et je me demande comment je valoriserai cette expérience sur mon CV….
Merci de prendre le temps de me lire et de me répondre

Reply
Le Van Migrateur 10 mars 2019 at 16 h 05 min

Hello Laetitia,

Quand on voyage, c’est moi qui subvient aux besoins avec mon travail de digital nomade (je crée des sites Web sur WordPress). PF n’a travailler qu’en France pour le moment, on n’a encore jamais testé à l’étranger ! Mais c’est une idée reçue : avec de la motivation, tu peux trouver tout ce que tu veux ! Alors garde espoir et ne lâche rien 😉

Bon courage !

Reply
Marco 29 avril 2019 at 23 h 13 min

Bonsoir Laetitia
Prenez la route N’hésitez plus
Vous êtes prêts
Marco

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tanita 17 août 2018 at 12 h 09 min

Bonjour, je trouve que c’est le rêve, mais avant tout pour cela il faut être un couple soudé, un couple tout court, tout lemonde n’a pas la chance d’avoir trouvé sa moitié et surtout quelqu’un qui lui aussi désire ce mode de vie..
pensez-vous que si un jour vous deviez vous séparer vous continuriez l’aventure van en solo ? Je vous pose la question car moi ça m’attire beaucoup mais je suis célibataire (avec un enfant) et mon ex de toutes les façons ne pouvait vivre ce genre de vie, je préfère donc ne compter que sur moi, je suis plus âgée que vous et n’ai pas envie d’attendre toute ma vie de tomber sur le bon partenaire souhaitant lui aussi ce type de vie..pensez vous aussi que si vous avec un enfant un jour vous changerez de vie ? Ou est ce un choix de ne pas en faire et de privilégier la qualité devie et la liberté. Parceque je pense que c’est tout bonnement impossible avec un enfant, sur le long cour, bébé et en bas âge ça va mais ensuite ils ont besoin de voir d’autres enfants d’avoir une stabilité surtout à l’adolescence..et a moins de vivre en circuit fermé c’est pas évident pour un ado je crois la promiscuité constante, et les désirs qui deviennent différents des parents..

Reply
Le Van Migrateur 17 août 2018 at 16 h 04 min

Bonjour Tanita,
C’est un peu compliqué de se projeter dans ce que tu nous explique, car nous ne souhaitons pas du tout avoir d’enfants pour le moment. On n’envisage pas vraiment de se séparer non plus ahah. Mais si ça devait arriver, une chose est sûre, on continuerai chacun de notre côté à vivre notre rêve, chacun à sa manière.

C’est sûr qu’avec un adolescent, comme tu dis, ça doit être plus compliqué. Lui imposer un style de vie qui diffère peut-être de ses envies, etc… Après, ça doit dépendre de la manière dont tu lui présentes la chose ! 🙂 Tu as des enfants ?

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