Vie en van

Les faces cachées de la vie en van

La vie de van ne se résume pas à des magnifiques couchers de soleil, de jolis emplacements de camping et des photos de paysages. Eh oui, ce n’est pas tout à fait ça tous les jours, malheureusement… C’est même plutôt vraiment fatiguant, et éprouvant moralement parlant. Aujourd’hui dans cet article, nous allons évoquer des vérités sur la vie de van que vous ne verrez probablement pas sur nos chers réseaux sociaux. Il ne s’agit pas de pousser un coup de gueule, mais d’ouvrir les yeux et les consciences sur certaines réalités que l’on rencontre sur la route, quand on vit en van. Si vous envisagez d’abandonner votre nid douillet pour une maison sur roue, lisez ceci, histoire d’être averti ! 

Avant de partir en van, il faut dire stop au matérialisme

Luce en fourgon aménagé

À l’époque, notre transition vers une vie définitive en van nous a poussés à effectuer un énorme tri. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce fut plutôt intense et pas toujours simple. En moins d’un mois, nous avions vendu ou donné la plupart de nos vêtements à nos proches. 

Ensuite, nous nous étions également séparés de presque tous bibelots et souvenirs que nous avions gardés pendant des années.  Durant ce tri, on a quand même gardé la voiture, c’était la dernière pièce de notre ancienne vie. Et en y réfléchissant, je me rends compte qu’elle nous a bien servi quand on retrouvait notre ancien environnement, pour aller voir les potes et la famille. Au final, ce processus, pour devenir minimalistes nous avait rendus plus léger, plus libres. Mais il faut savoir qu’il est difficile de passer du tout confort à un confort rudimentaire en peu de temps. Passer de 50 m² à 6 m², une sacrée expérience !

Vivre en van, une approche de l’hygiène différente

Bien que je suis fan des longues douches et de bons bains remplis de savon, je devais admettre que la moitié du temps, j’étais un peu moins soignée qu’auparavant ! Si vous êtes le genre de personne qui doit se doucher deux fois par jour et doit absolument laver ses mains à chaque fois qu’elle fait pipi, ce n’est peut-être pas le genre de vie pour vous. Par exemple, je sais que durant l’hiver, ce rythme de vie avec une salle de bains rudimentaire me tape parfois sur les nerfs. Mais, mine de rien, on s’y fait très très vite ! Et le plaisir de retrouver une vraie bonne douche plus tard n’est que décuplé !

Chaque jour, il faut de l’électricité, de l’eau, du gaz et de la nourriture

Tout le monde en a besoin tous les jours. Certains fourgons ont l’électricité, le chauffage, un réfrigérateur, des plaques de cuisson, des réservoirs d’eau et même des fours ! Pour notre cas, nous sommes bien lotis, quand tout fonctionne (cuves d’eau remplies, gaz OK, etc.)… Mais pour les personnes ayant des installations basiques, il est nécessaire d’avoir une glacière, des bidons pour l’eau et un moyen pour recharger les appareils électroniques. Ces besoins quotidiens, il ne faut pas les négliger, car ils peuvent parfois modifier les plans de voyage, et même devenir des contraintes. Pour nous, ces fameux besoins sont souvent source de prises de bec (même si cela finit toujours bien)… Eh, oui, en van, on ne dispose pas de l’équipement d’une habitation classique, le charme du voyage est bien là ! Il faut toujours faire attention à ses ressources, et tout prend beaucoup plus de temps à faire.

Trouver un spot gratuit de qualité n’est pas aussi simple qu’il y paraît

Spot dodo Kirikou

N’ayons pas honte de le dire, dormir sur des parkings ou dans des aires de camping-cars sans charmes, nous l’avons connu. Lorsque nous avions commencé l’aventure de la vie en van, nous pensions pouvoir trouver des routes et des parcs de stationnement calmes et magnifiques en pleine nature, mais la réalité est que la plupart des endroits cool ont la moitié du temps des panneaux qui ne permettent pas le stationnement de nuit (vive la France !). 

Et quand ce n’était pas la signalisation qui nous jouait des tours, c’étaient les spots qui n’étaient pas au niveau espéré ou ils ne sont pas sécurisés (c’est quand même le cas le plus rare). Mais pas d’inquiétude, nous avons de très bons souvenirs du camping sauvage dans de superbes spots. Malheureusement, ils sont l’exception plutôt que la norme (sauf en Norvège et en Croatie, où chaque spot a été exceptionnel).

Le mal du pays est réel

Bien que voyager soit un excellent moyen de développer son bonheur et son bien-être intérieur, vous allez sûrement rater des événements de la vie et de votre entourage. Bien que nous ayons rencontré une tonne de personnes vraiment intéressantes, la plupart du temps, les interactions sont éphémères sur la route. Et cela donne le sentiment de ne pas avoir une réelle communauté ou de faire partie d’une « bande ». Parfois, on peut donc connaître ce sentiment qu’on appelle le mal du pays. Il passe généralement assez vite, mais on est surpris quand il est là, il peut aller jusqu’à rendre mélancolique. Au final, on est libre, on voyage, mais à des moments, il y a un manque de repère qui pousse la plupart des voyageurs à se poser quelque part plusieurs jours-semaines-mois. 

Des moments de doute peuvent arriver

Problèmes de véhicule, mauvais temps, absence de plan, santé défaillante, organisation foireuse… Il y a de multiples raisons susceptibles de créer du doute. Il y a eu quelques moments où j’ai voulu jeter l’éponge et retourner à une vie normale, mais j’ai toujours tenu le cap, car j’aurais loupé trop de choses. Les soucis financiers ont tendance à être les pires. Il faut se tenir prêt pour les combattre.

Ma maison est aussi mon véhicule

Et lors d’une panne, ça peut vite devenir problématique… Souvent, l’assurance prendra en charge quelques jours de logement, avec un taxi pour vous mener du garage au logement, mais c’est à durée limitée. Une panne de plus de 5 jours, et on se retrouve très vite en panique ! Si le van est notre petite maison à l’année, il faut vite trouver une solution de secours : airbnb, famille, proches, etc. Si notre petit van ne sert que pour les vacances, c’est alors possible de se faire littéralement gâcher ces dernières par une panne… La solution : allez toujours dans des garages de marque (c’est plus cher, mais plus sûr), entretenez votre véhicule comme il est écrit dans le guide et surtout, vérifiez bien les niveaux ! Il vaut mieux prévenir que guérir (#paroledesage).

Même si la vie en van nous cause parfois des petits tracas, elle offre aussi de bonnes choses. Cette expérience de vie nous apprend à être débrouillards, à relativiser et à expérimenter. De plus, grâce à elle, nous disposons d’une liberté totale et vivons des journées uniques. Mais comme tout style de vie, la vanlife n’est pas toujours idyllique, elle est faite de haut et de bas et ne ressemble pas toujours à ce que l’on voit sur les réseaux sociaux.

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13 commentaire(s)

  • AuroreVoyage dit :

    Je n’ai jamais tenté al vie en van même pour les vacances et clairement je vous admire. J’aime voyager mais en van ça ne pourrait être que pour une durée limitée, c’est terriblement contraignant, rien que pour se laver ou trouver une place gratuite ou garer son véhicule. Mais j’aime bcp votre philosophie. De toute façon, aucun choix de vie n’a que des avantages, il faut juste tirer partie du meilleur.
    Belle journée à vous 🙂

  • Bleck dit :

    Bonjour, je suis sur votre blog depuis plus de 2 heures, que du plaisir.
    Deux mots tout d’abord et ils méritent une majuscule, Bravo et Merci. Je suis un homme de 63 ans, nous vivons avec la femme que j’aime dans une endroit de rêve et très confortable, le résultat d’un choix de vie. Maintenant j’ai certaine envie de nomadisme, je n’en suis aujourd’hui qu’à parcourir les forums, chaines ioutubes et autres forums et je réfléchis…
    Les billets que j’ai lus avec grand plaisir et attention me ravissent par votre goût de la vérité et du bon sens. Je vous souhaite le meilleur à l’un comme à l’autre, gardez cette authenticité et cette fraîcheur qui vous caractérise. Vous êtes de belles personnes.

    Bleck

  • Jean dit :

    toujours aussi agréable à lire, et votre expérience sonne vraie, avec le positif et le négatif …c’est ça la vie, continuez à en profiter et merci pour vos partages 🙂
    une petite remarque sur les ennuis mécaniques, si le budget le permet il faut regarder le tarif des véhicules neufs de marques françaises chez les mandataires. Les remises dépassent parfois les 40% , fiabilité en hausse et entretien en baisse!
    un très bon comparateur sur internet pour se faire une idée > kidioui

  • Escampette 60 dit :

    Merci pour votre sincérité; il est vrai qu’on lit essentiellement des articles relatant la vanlife comme paradisiaque et pour l’avoir expérimentée depuis 5 années (de avril à octobre surtout) , oui, il y a des moments de galère ! Mais on repart et ça va mieux. On change de coin, on rentre chez soi… (en ce qui nous concerne)
    J’adhère vraiment aux différents points de votre article. Bravo pour votre honnêteté !
    Mais la vie en van vaut le coup d’être vécue ! Bon vent à vous deux ! … Pardon, à vous trois !

  • LEGENDRE dit :

    Bonjour
    Votre description me fait sourire. Je me dis :  » ils disent tout ça alors qu’ils ont un van » . Je ne suis jamais partie sur la route sauf pour les vacances d’un point A à un point B. Je suis seule avec une santé en déclin (maladie de crohn avec colostomie et on m’annonce un cancer). Je nourris le pari fou de construire ma caravane de vélo (donc encore plus rudimentaire qu’un van ) et de partir sur les routes avec mon golden retriever de 45 kilos. J’espère qu’avec l’entraînement qu’il aura avant le départ, il perdra quelques kilos ça sera ca de moins à tracter. Evidemment, quand on mesure 1,53 m pour 43 kilos, inutile de dire que je vais prendre un vélo électrique pour tracter tout ça sinon je suis sûre de rester sur place. Bref. Si ma vie doit être courte, je veux me permettre un dernier petit brin de folie. Et si je galère… bah ça fera partie de l’aventure. ‍♀️ Je verrai si je préfère les galères en plein air ou les hospitalisations, opérations, examens et traitements à répétition. Si vous aviez le choix vous feriez lequel ? Moi j’ai choisi ! Mais peut-être que j’en reviendrai. J’espère juste que ce sera par choix et non par contrainte. Profitez de vos galères et appréciez pleinement les bons moments de liberté.

  • ONSENFOU dit :

    Tombé par hasard sur votre article depuis Pinterest, j’ai apprécié cet aspect du Van. Ca me tente souvent mais plus camping Car voir comme un pot à fait une remorque de camion aménagé mais faudrait passer par un permis poids lourd. Un peu trop minimaliste pour moi le Van, après en CC je pense qu’on peut désormais trouver tout le confort avec panneau solaire et batterie, reste le point le plus compliqué en effet, les pannes mécanique ou possible accident…qui sait peut-être un jour. Un pot m’a dit, faut déjà commencé par en louer un pour les vacances et ca te donnera une bonne idée si c’est fait pour toi ou non.

  • serge dit :

    Bonjour , votre article a bien raisonner dans nos oreilles de voyageur, nous comprenons tout a fait votre position. de notre coté la van Life a commencé il y a un an , par la fabrication de notre van , on vous a bien suivi, nous avons modifié le van a trois reprise pour qu’il corresponde a nos attente , de place , d’hygiène , et de plaisir , nous sommes arrive a un bon compromis la nous réfléchissons a trouver un moyen de relevé ces barrières a hauteur limité qui vraiment nous pourrisse la vie , mais je pense etre utopique car effectivement il y en a tant . cote énergie et eau le problème est réglé , question pane c’est bon d’être mécanicien poids lourds , revenir a l’essentiel c’est tres bon pour le moral il faut si peu de chose pour etre heureux . merci d’être vrai

  • Musher Youri dit :

    Bonjour,
    Dans les années 90, j’ai fait du voyage à cheval pendant plusieurs années : voyage d’un mois en général en autonomie et tout seul (personne avec qui s’engueuler 😉 ). Option minimaliste (j’avais que ce qu’il y avait sur le dos du cheval).
    Puis avec les chiens de traineau dans les années 2000/2010 (1 semaine à 15j car en montagne, dans la neige, on trouve pas de nourriture donc les chiens et moi, on mangeait ce qu’il y a dans le traineau et au delà de 80 kg de matériel ,le traineau est trop lourd).
    Et oui, y a des jours, on veut tout laisser là car les galères, la pluie, les problèmes mécaniques (de santé animal pour moi) ou de santé, les c*ns sur la piste ou la trace, à répétition, Basta.

    Mais j’ai toujours besoin de retourner à mon arbre (pas pour son confort, quoi que 15 j à se laver à la lingette ou 1 mois à l’eau froide, ben la 1ere douche chaude, on la savoure et on plaint ce qui la prenne tous les jours sans avoir connu le manque 😉
    J’ai besoin de retrouvé les racines de mon arbre, comme Ulysse après un long voyage.
    Et je vous admire de ne plus avoir besoin de vos racines.
    J’ai transformé mon vito (dernier camion pour mes chiens) en van « aménagé rustique » pour reprendre la trace (macadamée maintenant et bruyante malheureusement).
    Mais par rapport aux années 2000, où on se tankait dans un chemin creux et où les gens étaient curieux, mes dernières escapades m’ont fait découvrir mes endroits avec des barrières, des interdictions. Y a un sur-concentration de Vanlifeurs maintenant.

    Bon courage pour la suite du périple et merci de rétablir à la vérité. A voir certains « vanlifeurs digitalisés », c’est Waoouh tous les jours.

    Ca évitera à certains d’investir, de faire des rêves utopiques et ensuite de tomber de très haut.
    La vie de nomade, c’est pas rose tous les jours, mais comme la vie de sédentaire. C’est juste les galères qui changent.

    Mais j’admire de partir pendant des mois.

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