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La vie de freelance en van, cette arnaque

Écrit par Le Van Migrateur 5 mai 2019
Être freelance en van
13 min de lecture

Rassurez-vous, loin de moi l’idée de démoraliser qui que ce soit à se lancer, ou de faire une liste de points négatifs. Car cette vie de freelance en van, je ne l’échangerai pour rien au monde. Mais j’ai envie de faire part de mes 2 ans de freelance en van en toute transparence dans cette article, sans faire rêver plus qu’il n’en faut. Il y a 5 ans, j’avais ce rêve : aménager un fourgon et être autonome financièrement en freelance pour pouvoir vivre la grande vie de liberté. Aujourd’hui, presque 1825 jours plus tard, j’ai envie de faire un bilan honnête et transparent de cette vie !

Pendant l’un de mes passages à vide si typique d’une freelance, une amie m’a dit : “c’est normal ! Ce que vous vivez, c’est intense. Dans un sens comme dans l’autre”. Et oui, c’est totalement ça ! Les coups durs sont vraiment très durs, et les moments de joie sont si forts, qu’il est facile de croire qu’une deuxième personnalité est née de nulle part.

Être freelance en van

Premières montagnes russes

Au début, quand on s’est lancé dans la vie en van, il y avait un certain contexte : on est partis 2 mois silloner les routes de Croatie, Slovénie et Norvège. On touchait le chômage (chut, faut pas le dire à l’Etat), et un appart nous attendait à la fin. J’avais fait une pause dans ma vie de freelance, persuadée qu’en rentrant, tout allait marcher directement et comme sur des roulettes. C’était sans compter le garage espagnol qui nous a dépouillé le reste de nos économies et nous a laissé un van presque bon pour la casse… Premier gros obstacle. On s’est battus plus de 6 mois avec un fourgon immobilisé, avant de le réaménager, persuadés qu’on prenait le bon chemin.

Une fois notre nouvelle petite maison prête, on a roulé vers la saison, pour renflouer les caisses sans dépenser de loyer. 4 mois de folie, des rencontres dont la séparation a été dure … De mon côté, le job de freelance commençait à tourner à peu près, mais je n’étais pas à fond. C’est au moment où j’ai rédigé le manuel du fourgon aménagé, je ne pouvais pas tout faire… Après la saison, rechargés à bloc, on repartait pour 4 mois sur les routes pour nos reportages sur les fourgons aménagés par les vanlifers français eux-mêmes. Une expérience de folie, des rencontres inoubliables. Bref : un moment de joie intense pendant plus de 8 mois après ces 6 mois de cauchemar. Tout ça nous confortait dans notre choix de vie.

C’est à ce moment qu’on a commencé à se détacher de plus en plus de la vie classique et sédentaire. On était déjà persuadés depuis longtemps que c’était la vie qu’il nous fallait, mais plus le temps avançait, plus le chemin pour faire machine arrière s’allongeait. Et on est toujours persuadés que c’est la vie qu’il nous faut.

Mais après quelques mois au Portugal pour fuir le grand froid de France cet hiver, une évidence nous ai apparue : lier Road Trip et vie de freelance est beaucoup plus compliqué que prévu.

Un rythme de croisière difficile à atteindre

Être freelance en van

Pendant quelques temps, je me suis voilée la face. Je voyais sur Instagram que tout le monde criait au style de vie parfait, que lier vie en van et freelance, c’était la liberté absolue ! Et moins j’arrivais à atteindre cet idéal, plus je me comparais, et plus je me dévalorisait. Merci Instagram pour ça … LE truc à ne pas faire quand tu te lances dans un projet : essayer de le calquer sur ce que tu vois ou entend sur Instagram. C’est la pire erreur que tu puisses faire. Vraiment.

Notre séjour au Portugal a été la révélation. On avait prévu de faire le tour en environ un mois, de surfer, de faire des randonnées, de tout découvrir. On essayait d’organiser nos journées comme une vie sédentaire classique : le matin je travaille, l’après-midi et les weekends, on profite. Ça n’a pas fonctionné, alors on a essayé : je travaille 4 jours par semaine, les 3 autres jours on profite ! Toujours pas.

Après un mois et demi de Road Trip, on est rentrés penauds et bredouilles : la liberté après laquelle on courait, et qu’on avait réussi à toucher du bout des doigts pendant nos premiers Road Trip semblait encore loin … Mais pourquoi ? Pourquoi tout le monde y arrivait, sauf nous (merci Instagram, encore) ? On a cherché à comprendre, à analyser un peu le truc. Ce n’est pas une mauvaise expérience qui allait nous empêcher de réessayer, et de trouver notre équilibre…

Être freelance en van

Voici donc nos premières conclusions sur la question : il est difficile, en tant que freelance, de décider quel jour est le mieux pour bosser. Tu peux recevoir une demande de devis le jeudi alors que tu avais prévu de partir en rando à 8h. Tu peux recevoir un appel de ton client alors que tu es en plein dénivelé de 1000 mètres. Tu peux recevoir des réponses téléphoniques à tes démarchages alors que tu es en train de surfer ta meilleure vague le vendredi après-midi… Bref, même s’il faut s’imposer des limites d’heures et éduquer tes clients (ne JAMAIS travailler dans l’urgence, sinon c’est la porte ouverte à la débandade – expression périmée depuis 1990 je sais), ça reste difficile de prévoir que tel jour tu seras dispo avec certitude ! Il faut savoir fixer des limites, ok. Mais quand derrière, tu sais que pas de client = pas d’argent, tu te rends disponible aux appels au minimum aux heures de bureau en semaine. On sait jamais, des fois qu’un gros contrat tombe ! Petite entrave à ta liberté, quand même… Tu es légèrement dépendant de ce truc petit et carré susceptible de vibrer à tout moment !

Notre deuxième conclusion a été que, à la difficulté d’organiser le Road Trip en fonction du boulot (ou le boulot en fonction du Road Trip), il faut ajouter la gestion des ressources … Quand tu n’as plus d’électricité et que ton mac est à plat, plusieurs solutions : se mettre en plein soleil pour recharger via les panneaux, rouler, ou aller trouver un café pour pouvoir te brancher (à condition de ne pas être à 3h de route, au milieu de nulle part !). Quand tu n’as plus d’eau et une tonne de vaisselle qui attend, il faut partir à la recherche d’un point d’eau : encore du temps pendant lequel tu ne bosseras pas. Quand tu n’as plus de gaz et qu’il fait 5 degrés dehors, il faut aller en chercher et changer la bouteille : encore du temps pendant lequel tu ne bosseras pas. Quand ton fourgon tombe en panne ou qu’un de tes aménagements se casse la figure, il faut réparer et gérer le problème : encore du temps pendant lequel tu ne bosseras pas. La gestion des ressources est donc très importante, et il faut absolument la prendre en compte. Quand tu ajoutes à ça que, dans un van, tout prend plus de temps à faire, tu n’as pas le choix : il faut arrêter de courir après ce qu’on t’a mis dans la tête, soit travailler 8h par jour, et 5 jours sur 7, sinon à quoi tu sers ?

Un temps de cerveau disponible largement supérieur à la moyenne

Être freelance en van

La plupart du temps, quand tu es freelance, tu as besoin d’avoir des idées. Des idées pour faire avancer ton entreprise, des idées de publication pour les réseaux sociaux, des idées d’articles de blog… Bref. Tu es dirigeant d’une entreprise (même s’il n’y a que toi, dans cette entreprise), donc tu as toute la charge mentale qui va avec ! Tu es investi à 2000%, parce que tu bosses pour toi et que tu veux que ça fonctionne. Forcément, ça implique un investissement temps assez important, surtout au début.

Avec cette contrainte, il est encore plus difficile de se fixer des limites. De se dire : “Ok, là, je suis en rando. J’arrête de penser à mon entreprise et à comment je vais réussir à avoir assez de contrat pour, déjà, me payer à manger, et ensuite économiser pour pouvoir faire un tour du monde et un nouvel aménagement et un voyage en sac à dos et … Tais-toi”. Tu es toujours en train de penser, de réfléchir, d’imaginer comment mieux faire. Si tu ne le fais pas c’est que soit tout roule parfaitement bien pour toi et tu as une organisation vraiment parfaite, soit parce que finalement, tu n’as pas spécialement envie d’évoluer.

Alors si le Road Trip t’impose de rouler 200km le jour où tu as le plus de boulot, tu as deux solutions : bosser en roulant, et c’est loin d’être l’idéal, ou bosser en arrivant. Mais la recherche de spot prend toujours plus de temps que prévu, non ? Et si la gestion des ressources s’annonce difficile le jour où tu as prévu de faire ta plus grosse journée : tant pis pour toi aussi, il va falloir faire avec, et peut-être bosser jusqu’à 1h du mat pour réussir à cocher toute ta To Do List.

Des qualités inhabituelles à développer

Être freelance en van

La vie en van a mille avantages. On aime cette vie, et on ne l’échangerai pour rien au monde. Mais elle a le “mérite” de t’en faire baver un max… Quand tu es bien enfoncé dans ce mode de vie, sans pied à terre, tu réalise que, si tu ne te bouscule pas un peu, tu ne réussiras jamais à prendre tout ce que cette vie a de bon à t’apporter.

Alors quand tu combines Road Trip + job de freelance, là tu te rends compte que, sans t’éloigner de l’état d’esprit imposé par l’école ou par ta mamie un peu vieux jeux, tu ne t’en sortira pas !

Quand tu décides de vivre ta vie de freelance tout en vivant en van (et être mobile, bien entendu), il faut absolument développer ces deux qualités :

  • L’adaptabilité
  • La patience

Le plus important si tu décides de vivre cette vie là, selon nous, c’est d’arrêter d’essayer de calquer le schéma sédentaire avec des horaires et des jours de boulot imposés. Il est tout à fait possible de réussir à réaliser tous tes projets, même si tu en as beaucoup, en étant plus souple ! Ça t’obligera à bosser beaucoup les semaines où il y a besoin, moins les semaines où c’est plus calme et pas du tout les semaines où c’est le calme plat : c’est le moment de partir explorer le monde !

Oublie les grands plannings qui te disent à quelle heure et quel jour tu dois travailler. Il y aura toujours un truc pour t’empêcher d’être à l’heure, et ça entrainera culpabilité, stress et émotions négatives. Privilégie les To Do List classées par ordre de priorité. Et quand tu te décides à te mettre devant ton ordinateur, c’est le moment d’en cocher le plus possible pendant le temps que tu t’ai imparti.

Si tu as des projets avec des Deadlines imposées, choisis un spot dans lequel tu ne seras pas dérangé et fais le plein d’eau et d’électricité avant. Maintenant (et nous n’avons pas honte de le dire), quand on a vraiment de grosses journées, on s’autorise 4 options “de luxe”, parmi lesquelles on choisi en fonction de l’endroit où on est :

  • Le camping : tu peux t’y brancher et t’y doucher, tout ça en illimité. Et quand tu bosses, ne pas avoir à se préoccuper de tout ça, c’est un énorme soulagement.
  • Le Airbnb : quand on sait qu’une semaine de travail nous attend et qu’on peut avoir un appart à moins de 100 euros la semaine, on y va ! On en profite à ce moment pour faire toutes les lessives, pour recharger le van, etc. C’est notre option ++++, on la garde quand ça vaut vraiment le coup ou quand on sait qu’on risque de craquer enfermés tous les deux dans notre petit van quand on a beaucoup de travail
  • Le coworking : dans les grandes villes, il existe plein de café qui permettent de venir y travailler, ou même des coworking complètement dédiés à ça. Si la place de parking devant est assez longue, et qu’on a un ou deux jours de boulot, il peut nous arriver de choisir cette solution.
  • La solution la plus économique : poser le van à un endroit calme et gratuit, après avoir fait le plein d’eau et d’électricité. Notre règle importante : qu’il fasse assez chaud pour travailler les portes ouvertes.
Vanlife

La règle d’or, c’est de ne pas rester enfermé dans les 5m2 de ton van, porte fermée, si tu as vraiment plusieurs journées de boulot qui s’annoncent. Ce n’est pas une règle générale, mais de notre côté, on sent tout de suite que, quand on fait ça, le moral descend assez rapidement au plus bas. Alors que quand on choisi l’une des quatre solutions plus haut, on reprend la route encore plus boostés, la plupart du temps !!

Alors la vie en van + job de freelance c’est la liberté, oui : tu peux bosser d’où tu veux, et aménager tes horaires. Mais ne vas pas non plus t’imaginer que tu vas pouvoir aménager ton temps de travail sans aucune contrainte : tu bosses pour toi, alors si tu veux réussir à dégager du salaire, il va falloir charbonner, surtout au début … Ne vas pas imaginer que, dés le début, tu vas avoir l’embarras du choix dans les clients, que tu vas pouvoir partir en vadrouille sans regarder ton ordinateur dés que bon te semble. Non : la vie de freelance, pour réussir à faire ça, ça demande énormément de temps et d’investissement ! Personnellement, je ne crois pas les personnes qui disent réussir à avoir des contrats qui tombent du ciel avec moins d’un an (voir deux ans) d’expérience. Il y a sûrement des exceptions, mais c’est loin (très loin) d’être la règle !

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21 commentaires

boundexplorer 29 décembre 2019 at 15 h 20 min

C’est fou en lisant ton article, j’ai retrouvé un peu notre histoire. Le freelance en van c’est vrai que ce n’est pas facile. Nous d’ailleurs on a revendu le notre pour de nouvelles aventures, mais la vie sur la route nous manque énormement. Après si tu décortiques instagram, tu pourras remarquer que beaucoup ne vivent finalement pas en van, c’est juste pour leur week end, ou vacances et ont une vie de bureau le reste du temps. Alors ne t’en fais pas c’est beaucoup de l’illusion 🙂 Après les gens qui viennent dire que c’est une vie de rêve c’est qu’il ne l’ont pas vécu, il y a du bon et du mauvais dans chaque mode de vie.
En tous cas si vous avez trouvé votre rythme de croisière c’est le principal, bonne continuation à vous et peut être à bientot sur les routes 🙂

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Le Van Migrateur 30 décembre 2019 at 19 h 42 min

Comme tu l’as si bien dit à travers ton commentaire, la vie en van n’est pas seulement du rêve. Comme dans la vie classique les galères font aussi partie du quotidien … On espère que votre nouvelle aventure vous apportera du bonheur et merci pour le soutien 🙂

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Gaga 3 octobre 2019 at 14 h 42 min

Bonjour ! Je voulais ajouter ma petite pierre à l’édifice, car je vis en van avec mon copain et on est rédacteur et consultant seo en freelance. On travaille en général le matin et on profite l’après midi et le week-end, et ça fonctionne super bien !

Bien sur, ça ne marche pas pour tout le monde, mais il ne faudrait pas généraliser dans l’autre sens. On trouve de notre côté cette vie-là bien plus simple. J’ai trouvé une bonne base de clients en quelques mois (c’est bien la vérité !) et je n’ai pas du tout l’impression de galèrer pour la maintenir. Quand je reçoit un appel ou un devis, je me permets de répondre plus tard dans la journée. Et jamais, jamais un road trip ne m’impose de rouler 200 kilomètres ! Je ne travaille jamais plus de 4 heures en une journée, sauf si je veux rallonger mon week end. Et pour ce qui est du voyage, on ne se met aucune pression, on fait au jour le jour, et on roule rarement plus d’une heure par jour.

Bref, je n’ai pas vu ce qu’il se dit sur Instagram ou quoi parce que je suis pas très réseaux sociaux, mais je voulais apporter un autre son de cloche : être freelance et vivre en van, ça peut être le paradis !

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Le Van Migrateur 7 octobre 2019 at 17 h 36 min

Hello Gaga,

Merci pour ce retour d’expérience ! 🙂

Effectivement, cet article ne parlait que de notre expérience, et en aucun cas d’une généralité 🙂

Bonne route !! 🙂

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Christian 26 mai 2019 at 18 h 41 min

Salut à vous deux, enfin, vous trois !
Merci pour cette tranche de vie passionnante (ce terme, parce qu’il évoque la vie, simplement, dans sa complexité des choix), j’ai pris plaisir à lire ces mots. Courageux… C’est le terme qui me vient.
Christian

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Le Van Migrateur 27 mai 2019 at 11 h 00 min

Un grand merci pour ton joli commentaire Christian 🙂

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Claire 10 mai 2019 at 3 h 24 min

On est en plein dedans ! Merci pour ton article si réaliste. Je n’aurais pas si bien trouvé les mots. C’est rassurant de savoir qu’on n’est pas seuls dans cette situation 🙂
Autre option pour les grosses journées : les bibliothèques ! Très calme, wifi, courant, tout ce qu’il faut pour bien bosser.
Bonne route !

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Le Van Migrateur 13 mai 2019 at 10 h 18 min

Hello Claire,

Merci pour ton gentil retour <3
C'est vrai que les bibliothèques c'est une super idée !!
Bonne route à vous aussi 🙂

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The roadtrippers 9 mai 2019 at 11 h 59 min

Super article les copains 🙂
Je pense qu’on est plusieurs s’être rendu compte de la même chose : freelance + vanlife = galères.
Il y en a qui doivent très bien réussir dans ce schéma, mais de notre côté nous ne nous y retrouvons pas non plus. Autant sur une période courte ça peut passer, tu fais des concessions d’un coté comme de l’autre, autant en faire sa routine faut être un peu mazo. Tu l’as très bien résumé, si tu veux développer ton activité tu es obligé de te donner à 100%. Il te faut du temps, de l’internet, de l’électricité, de la clim, du calme, mais aussi se sentir dans un environnement favorable au travail. C’est hardcore d’allier les deux et de trouver le bon équilibre entre vie perso / vie professionnelle, sans passer par la case burnout. D’autant que ces deux univers sont opposés. L’un t’invite à ralentir et à prendre du temps pour toi, et l’autre te rappelle constamment que tu dois te donner à fond pour faire bouillir la marmite.
En tout cas ça fait plaisir de vous lire et constater qu’on est pas les seuls à ressentir ça 😀

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Le Van Migrateur 13 mai 2019 at 10 h 23 min

Coucou les copains ! <3

Ça me fait plaisir de vous lire, vous n'imaginez pas ! J'ai beaucoup pensé à vous à cette période aussi. 🙂
Vous avez tout très bien résumé !! 🙂 Finalement, on préfère essayer de se pencher sur un schéma où on prend beaucoup de contrats quand on est posés et qu'on ralentit (énormément) le rythme quand on voyage, pour profiter à fond. Il faut se rendre à l'évidence : quand on bosse en voyageant, on obtient tout le contraire de ce qu'on veut. Comme tu dis, c'est assez étonnant, mais c'est propice au Burn-out : tu dois te gérer, gérer ton van, gérer tes contrats, gérer ta prospection ... Finalement, tu te dis "allez, je bosse à fond pour que plus tard je puisse être un peu plus tranquille". Et ce plus tard, n'arrive jamais ...

Enfin bon, comme je disais plus haut, on commence sérieusement à réfléchir à un autre modèle de notre côté ! On a hâte de se croiser pour pouvoir en parler ensemble <3

Bisous les amis !

Reply
Jean-Francois 9 mai 2019 at 6 h 10 min

Merci beaucoup pour ce partage. J’aimerais bien savoir a quoi ressemble en résumé votre travail de Freelance. Quel genre de clients vous avez? Et quel travail faites-vous pour eux? Pour ma part, je suis designer web et je rêve de partir sur la route comme vous et travailler pour mes clients à distance. Je crois que c’est bien réaliste et je compte y arriver dans quelques années. Je tente de bien préparer le terrain avant pour ne pas me planter. Merci!!

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Le Van Migrateur 13 mai 2019 at 10 h 27 min

Hello Jean-François,

Je suis designer Web / Community Manager et PF est rédacteur.
Alors oui, c’est réalise effectivement. Il faudra juste que tu parviennes à trouver ton rythme ! Il ne faut pas non plus idéaliser cette vie-là. Il faut que tu la vois telle qu’elle est : tu bosseras beaucoup, face à de jolis paysages. Et ça, ça n’a pas de prix. Mais si tu es dans l’optique de partir pour bosser + voyager et profiter à fond des activités, il vaut mieux doubler, voire tripler tes temps de voyage pour être sûr d’avoir le temps d’en profiter :).

Bon courage, et n’hésite pas si tu as besoin de conseils !

Reply
Okaïly 7 mai 2019 at 19 h 24 min

J’aime ce genre de témoignage … du rêve oui mais …
Remettre l’église au milieu du village… J’imagine combien ça doit être énervant d’entendre dire que “tu te la coules douce” parce que tu peux écrire depuis ton lit, et ou que tu tapotes sur ton pc devant des cocotiers …
Y’a aussi tout le travail de recherche en amont, trouver l’idée, et la peur de la page blanche.
En tous cas, je te suis depuis un certain temps, (Léa Margaux) j’avais un peu lâché car mon projet de van aménagé, c’est cassé la figure et j’ai du prendre un peu de recul..
Mais là, je remonte en selle, et j’espère bien encore pouvoir apprendre par tous tes conseils, et tout ce que tu seras d’accord de transmettre.
En tous cas, je le comprends fort bien tout le travail que tu fais, et cela m’a déjà BEAUCOUP servi ! même si je sais que je ne suis pas une “cliente”, je voulais déjà te remercier pour tout cela.
Bon courage pour la suite !

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Mathieu 5 mai 2019 at 23 h 15 min

Merci pour cet article et ce retour d’expérience honnête et sans filtre. Instagram VS réalité ! Et bravo de vous donner les moyens de vivre la vie qui vous correspond. Courage pour la saison 😉

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Le Van Migrateur 6 mai 2019 at 15 h 46 min

Merciiii Mathieu <3
On espère vous y croiser pour nous donner encore plus de courage ! :p

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Sarah 5 mai 2019 at 22 h 44 min

Merci pour cet article super sincère et pourtant pas démoralisant, loin de là ! Je me prépare à me lancer en freelance et Instagram et les autres réseaux ne sont vraiment pas de mon côté. On entend souvent parler d’Instagram qui impose des standards de beauté qui mettent les gens mal dans leur peau… mais en fait c’est la même chose sur le plan psychologique ! Que des gens heureux, pour qui ça marche bien, ça fait du bien de voir les vrais soucis de la vraie vie des freelances haha
Profitez bien en tout cas !

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Le Van Migrateur 6 mai 2019 at 15 h 47 min

C’est ce qu’on essaye de transmettre oui … D’une part parce qu’Instagram m’a très longtemps démoralisé, à tort. Et d’autre part parce que j’en ai marre d’entendre “arrête de te plaindre, tu as la vie parfaite et c’est toi qui l’a choisie, personne ne t’a forcé”…

Ça fait plaisir de voir que mon article encourage et ne démoralise pas, car c’était vraiment l’objectif <3

Reply
Les Marioles Trotters 5 mai 2019 at 22 h 00 min

Nous en sommes pas seuls 🙂
Je ne vous parle pas des contraintes lors d’une traversée de l’Afrique dans un van où l’on ne tient pas debout !!!
Mais nous sommes également les plus heureux aujourd’hui.
C’est dur de travailler en van et il faut s’imposer une bonne organisation. Mais quand on sort la tête du van et qu’on observe la vue ou faisons une belle rencontre, la récompense est là et nous fait encore plus savourer ce voyage.

Reply
Le Van Migrateur 6 mai 2019 at 15 h 48 min

Je n’aurais pas mieux résumé 🙂
Les moments durs sont très durs, mais sont compensés par des moments de joie intense… Et heureusement, parce que pour moi c’est ça vivre à fond !

Bon voyage, on vous suit ! 😀

Reply
Jeune et affamée 9 mai 2019 at 20 h 17 min

Merci pour votre retour. Instagram a en effet la fâcheuse tendance à masquer un gros bout de la réalité. On a testé à toute petite échelle la vie de free-lance nomade. En France déjà on bosse totalement en décalé avec le reste du monde et on est très souples sur les horaires/plannings donc cette partie là a été facile pour nous. La difficulté majeure été la gestion des ressources justement. L’accès à internet + électricité. Finalement à chaque journée de boulot prévue ou imprévue, on a décidé de se rapprocher d’une bibliothèque. Pas mal d’heures sédentaires finalement et très proches de la vie de bureau ! Mais c’est une manière de voyager/travailler qui nous va bien, sans rien prévoir à l’avance, en s’adaptant à ce qui nous tombe dessus. A chacun de prendre le temps de trouver son rythme et sa manière de faire. C’est loin d’être simple !

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Le Van Migrateur 13 mai 2019 at 10 h 19 min

Hello ! 🙂

Oui, Instagram te donne l’impression que tu peux toujours faire mieux pour atteindre une perfection qui n’existe pas. Mais une fois que tu as compris le truc, c’est bon ! L’important est d’arrêter de se comparer :).

C’est loin d’être simple oui, comme tu dis. C’est pour ça que, personnellement, on pense à évoluer tranquillement sur autre chose. On est en pleine réflexion ! 🙂

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