Home Aménager son fourgon Les renforts de son fourgon : comment les différencier?

Les renforts de son fourgon : comment les différencier?

Écrit par Le Van Migrateur 11 janvier 2021
Comment différencier les renforts de son fourgon?
7 min de lecture

Qui n’a jamais entendu parler des renforts structurels ou des renforts anti-vibration ? Quelle est la différence entre les deux ? Pourquoi on peut en supprimer un, mais pas l’autre ? Et puis, pourquoi je devrais toucher aux renforts, après tout? Qui ira vérifier sous 10 couches d’isolant et de bois ? On t’explique tout dans cet article !

Pourquoi s’intéresser aux renforts du fourgon?



Quand on aménage un fourgon, il est fréquent de vouloir installer des ouvertures. Le truc, c’est qu’on ne peut pas les mettre où on veut, pour deux raisons :

  • Pour une question de sécurité, car il y a certaines parties du fourgon qui peuvent être considérées comme les murs porteurs d’une maison
  • Pour une question de législation : si vous vous mettez en insécurité aux yeux de la lois, vous êtes hors la loi. Clair et précis !

Quand on veut toucher aux parois de son fourgon, il faut donc s’intéresser aux renforts dits structurels (les murs porteurs du fourgon) et aux renforts anti-vibration (qui permettent de limiter les vibrations désagréables à l’écoute quand on roule les parois nues).

En clair, les renforts du fourgon constituent l’ossature du van : ils supportent et assemblent tous les organes nécessaires au châssis du véhicule. Certains servent à la protection des passagers en cas d’accident, d’autres servent à protection de la mécanique, et il y en a même qui servent pour le confort au sein du véhicule.

Différencier les renforts qu’on a le droit de toucher (ou pas)


cutter

Les renforts structurels (= renforts majeurs)

Ces renforts (appelés parfois traverses) sont responsables de la solidité du caisson du fourgon (le fameux mur porteur) : sachez qu’il ne faut en aucun cas les couper. On n’y touche jamais !!!

Cela vous empêcherait d’obtenir votre homologation  VASP. Bon, sauf si vous avez obtenu l’autorisation de votre constructeur avant, mais c’est quasi impossible pour ce type de renfort !

Ce n’est pas une généralité absolue, mais les renforts structurels ont souvent une forme de U, là où les renforts anti-vibration sont beaucoup plus pats.

Les renforts anti-vibrations (mineur)

Ces renforts qui sont là pour lutter contre les irrégularités de la route et les vibrations. Rien de structurel, rien de primordial : on peut donc les découper. Même si ils ne jouent pas un grand rôle sur la solidité du fourgon, il faudra au préalable demander une autorisation au constructeur avant de les découper et de toucher à la carrosserie. Enfin ça, c’est officieux. Disons que si on lit et écoute scrupuleusement les lois, on ne devrait pas avoir à demander d’autorisation constructeur pour installer des fenêtres si on ne modifie pas la structure (la charpente) du véhicule. Mais bon, vous savez comment ça fonctionne la plupart du temps : qui peut le plus peut le moins, il faut donc mettre le paquet sur le dossier et des paillettes dans les yeux du contrôleur ! Souvent, pas tout le temps.

Exemples en photo

Peut-on arnaquer le contrôleur ?

Peut-on arnaquer le contrôleur de la DREAL en se présentant avec une autorisation constructeur non spécifique (qui n’indique donc pas clairement une autorisation de découpe des renforts STRUCTURELS) mais avec des renforts découpés ? Après tout, une fois que c’est couvert, il ne peut plus voir les renforts ! Comment donc pourrait-il savoir qu’on les a découpé ?

Notre réponse : vous ne pouvez pas arnaquer le contrôleur. Même à nous, un renfort principal découpé nous sauterait aux yeux en 30 secondes chrono. La manière la plus fiable pour le voir est de sortir du fourgon, et de regarder l’extérieur :

Sur cette photo, vous pouvez voir la correspondance entre l’endroit où il est possible de découper (à l’intérieur et à l’extérieur) : c’est en bleu. Vous voyez bien qu’il y a un grand carré complètement plat un peu renfoncé, visible de l’extérieur ? Eh bien en regardant cela, on voit direct qu’il n’y a pas de renforts majeurs à cet emplacement. Par contre, on sait aussi que les renforts majeurs seront donc directement autour. Un oeil avisé peut TOUT voir de dehors !

En rouge, on voit bien la correspondance du renfort majeur à l’intérieur et à l’extérieur : c’est visible ! Et si on regarde le camion dans l’autre sens, on verra tout aussi bien.

L’autorisation constructeur


drawers


Même si vous entendez dire que l’autorisation constructeur n’est pas obligatoire pour un passage en DREAL et pour l’obtention d’une homologation VASP, prévoyez le coup et ne prenez pas de risque.

Avoir cette autorisation, c’est la garantie d’être tranquille lors du contrôle VASP. Pour la faire, il vous suffit juste de dire que vous projetez de poser des baies et des lanterneaux sur votre futur fourgon aménagé (préciser les modèles au besoin), sans toucher au renforts structurels. Cette demande, vous la faite tout simplement au même endroit que pour la demande de « barré rouge » auprès du fabricant de votre van.

Découper un renfort anti-vibration


hand-saw

Pour être bien préparé lors de cette étape (même si vous n’utiliserez peut-être pas tout) il vous faut : 

  • Des lunettes de protection pour éviter les projections qui peuvent être dangereuse pour les yeux. 
  • Un rouleau de ruban de masquage pour protéger la tôle d’éventuelles rayures lors de la découpe.
  • Une perceuse avec un embout adapté pour faire les trous dans la tôle pour et faire sauter les rivets si besoin. Sachez que sur certain renforts anti-vibration (qui sont collés) un simple cutter peut parfois suffire. 
  • Une meuleuse, qui sera votre meilleure amie pour percer la tôle au début de la découpe. Elle aidera  afin à insérer la scie sauteuse plus facilement dans les renforts et la carrosserie.
  • Une scie sauteuse avec des lames adaptée pour trouer la tôle.
  • Une lime à métaux pour limer un peu les bords obtus de la tôle.
  • De l’antirouille et de la peinture (pour portail par exemple) pour protéger les arrêtes de la tôle  qui fut travaillée.

Vous aimerez aussi

2 commentaires

Weigel Leslie 28 janvier 2021 at 1 h 50 min

Hello!
Je suis toujours en pleine recherche du fourgon parfait.
J’en ai trouvé un que je vais voir dimanche.
Ça fait un moment que je suis sur le dossier, c’est un Jumper L3H2 précédemment aménagé, vide à présent, et je viens seulement de me rendre compte (horrifiée ! ) qu’un des 2 lanterneaux est placé sur un renfort du toit !
Ça vient de ruiner un peu mes espoirs, alors je me demandais quelles étaient mes options en vue d’homologation.
Est-ce impossible que ça passe? Après tout il y a au moins 7 autres renforts intacts!😁^^
Est ce que je peux demander une autorisation constructeur « rétroactive » puisque ce n’est pas moi qui l’ai posé ?
Le monsieur de la Dreal ne serait-il pas peut -être un peu moins regardant quand il s’agit du toit?
C’est tellement dommage! Les 4 autres fenêtres et le 2ème lanterneau n’enfreignent pas les règles eux!😫
Merci d’avance pour votre réponse !

Reply
Le Van Migrateur 28 janvier 2021 at 9 h 31 min

Hello Leslie,

Alors franchement, c’est un risque à prendre … De tous les contrôles auxquels j’ai assisté et que j’ai pu faire, je n’ai jamais vu un contrôleur compter les renforts du toit et vérifier. Mais il suffit que tu tombes sur la mauvaise personne pour avoir un fourgon non homologable sur les bras …

Je ne peux pas apporter la réponse que tu attends à ta question. Je peux juste te dire, soit tu le fais sans rien dire à personne (sans autorisation, ils ne te la donneront jamais je pense, tu peux toujours essayer mais bon) mais tu prends un petit risque niveau assurance s’ils s’en rendent compte en cas d’accident grave, soit tu cherches autre chose …

En tout cas, horrible comme situation, quand les espoirs tombent à l’eau comme ça … Je compatis à fond et espère que tu trouveras une solution. Tiens moi au courant ! 🙂

Reply

Laisser un Commentaire