Aménagement

Aménagement de son fourgon : prendre en compte le bien-être au quotidien dans le projet d’aménagement

On peut très vite oublier les enjeux de santé dans l’aménagement de son fourgon. On entend souvent que vivre en fourgon nous rapproche de la nature et des choses simples, et que ça participe à mettre en place un bien-être profond dans notre vie. Et c’est bien vrai.

Mais, quand on décide de vivre en van à l’année ou plusieurs mois par an, été comme hiver, il faut prendre quelques précautions pour que ce bien-être ne se transforme pas en précarité. Et je parle d’expérience. En effet, j’ai vécu plus de 7 ans à bord d’une maison sur roues. Quand je fais le bilan sur la différence de confort et de « bonnes pratiques » qui ont été mises en place au fil de toutes ces années, ça m’a donné envie de tout vous résumer dans cet article.

Au début de cette vie en van, j’y vivais comme en maison. J’avais beaucoup de mal à m’adapter à ce mode de vie. Bien que plus simple, ce mode de vie reste précaire. Au fil des ans, et à force de voir ce qui fonctionnait moyen ou faisait du mal à notre santé, j’ai mis pas mal de nouvelles habitudes en place. L’organisation d’une vie en van tournant principalement autour des ressources, de leur qualité et de leur disponibilité, j’ai rapidement pu me rendre compte de tout ce qui n’allait pas, et de tout ce qui agissait sur moi et ma santé.

Aménagement de son fourgon : l’eau et la filtration

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La toute première prise de conscience que j’ai eue est que je buvais une eau de mauvaise qualité. Les 2 premières années à bord de Kirikou et à mes débuts dans Caliméro, je buvais et cuisinais toujours avec l’eau de la cuve. Et, on le sait tous, l’eau de la cuve vient directement d’un tuyau en plastique non alimentaire et reste là, presque stagnante. J’avais donc un combo complètement perdant : je faisais passer l’eau dans les tuyaux en plastique non alimentaire, puis je la laissais faire sa vie avec les bactéries et les microbes dans la cuve en plastique (en qualité alimentaire, elle). Et, sans me poser de questions, je la buvais.

C’est une première consultation en naturopathie qui m’a mise sur la piste de la qualité de l’eau que nous buvions. J’avais consulté Lisa, car je me sentais épuisée malgré un environnement que je pensais sain et proche de la nature. Je ne comprenais pas. Elle m’a donc proposé de s’attaquer à l’environnement dans lequel je vivais, et d’explorer cette piste en premier (et une deuxième, dont je vous parlerai un peu plus tard dans l’article).

À partir de là, j’ai essayé plusieurs choses jusqu’à sentir ce qui me permettait de boire une eau d’une qualité qui me convenait. En général, vous sentirez assez rapidement quand une eau est de bonne qualité et qu’elle vous convient : on sent qu’elle désaltère nos cellules en profondeur. C’est une sensation que l’on a beaucoup moins avec une eau de mauvaise qualité, qui nous reste un peu « collée » en bouche.

La solution toute simple que j’avais mise en place est l’installation d’un filtre sous évier de la marque Doulton. En fonction de votre budget, de vos possibilités et de vos exigences, vous pouvez aussi bien vous tourner vers un filtre à UV Uvoji ou un filtre à gravité de type Bekerfeld.

BOUTON QUEL FILTRE À EAU CHOISIR ?

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La notion de « cage de faraday », ça vous parle ? C’est ce que sont nos petites maisons sur roues. Du coup, c’est ultra-rassurant en cas de gros orages au milieu de nulle part, mais un peu moins quand on sait que la tôle qui compose les murs de nos fourgons empêche aussi les ondes de sortir. C’est la deuxième chose à laquelle Lisa m’a proposé de modifier dans mon environnement.

Si vous avez votre wifi, vos téléphones et vos ordinateurs branchés dans le van et utilisant la wifi et/ou le réseau 4G, vous pouvez vous imaginer un peu à la place d’un pop-corn à l’intérieur d’un micro-ondes ????. Les ondes rebondissent sur la tôle et vous reviennent en pleine poire.

Après avoir veillé à avoir une eau de bonne qualité, on s’est donc penchés sur la question des ondes. Bien qu’il soit toujours mieux de s’y pencher au moment de réfléchir aux aménagements si l’on est vraiment électrosensibles (car certaines solutions nécessitent d’être installées avant le montage des meubles), on peut tout aussi bien découvrir cette partie après et installer des solutions très efficaces (installer un réseau filaire pour le téléphone et/ou la wifi, installer un tissu anti-ondes autour de notre installation électrique, etc.).

Les solutions simples que j’ai mises en place sont de relier mon ordinateur et mon téléphone à la boxe 4G via un réseau filaire. La boxe étant elle-même reliée à une antenne extérieure, j’ai désactivé la wi-fi de cette dernière. C’est parfois un peu embêtant, car je ne peux pas emmener mon téléphone partout dans le van avec le fil, mais ça a pour avantage de me désintoxiquer un peu au moins. Les ondes du convertisseur 12V/220V vont également avoir un impact plutôt négatif sur la qualité du sommeil, ce qui pourrait participer à vous faire ressentir une fatigue chronique à terme. C’est pour cela qu’en attendant d’installer le tissu anti-ondes pour que les ondes restent bien à leur place dans le local électricité, j’éteins le convertisseur tous les soirs.

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Avoir un air sain dans son fourgon aménagé

Ça peut paraître bête, comme on va souvent imaginer que l’on vit sans arrêt la porte et les fenêtres en fourgon aménagé. C’est vrai en été, mais cela n’empêche pas forcément l’air d’être pollué par des matériaux éventuellement mal choisis. L’air de cet espace assez petit et étanche qu’est le van peut être principalement pollué par :

Chacun de ces matériaux peut, s’il est mal choisi, libérer des particules volatiles dans l’air. Inodores, elles peuvent avoir des conséquences cardiovasculaires, pulmonaires et certaines sont même cancérogènes. La présence de particules volatiles est indiquée par la mention « COV » pour les différents matériaux cités. Par exemple, pour le bois, une mention A+ vous assurera une très faible émission en particules.

Choisissez donc des matériaux adaptés. De manière générale, les matériaux dégageant des particules volatils sont mieux à l’extérieur, et n’ont rien à faire ni dans une maison ni dans un fourgon.

Le stockage des aliments en van

Nos petites maisons sur roues et faites de tôles sont super sensibles aux variations de chaleur. L’isolation peut améliorer légèrement ce problème, mais pas assez pour que nos aubergines, oranges et diverses graines s’y épanouissent en plein été.

C’est en voyant nos aubergines toutes fripées 12h après leur achat, et en ayant un peu marre des jus d’orange pressés chauds que l’on s’est dit qu’il y avait un réel souci avec le stockage. Tout ça a été confirmé par la formation en nutrition préventive que je suis actuellement : de nombreux aliments s’oxydent s’ils ne sont pas au frais. Dans une maison, certaines noix, fruits et légumes supporteront très bien de rester 3 jours dans les placards, là où ils agonisent à l’intérieur du van en plein été (la température peut vite monter à 45 °). Et, en plus de ne pas être bon, ça peut carrément être nocif pour notre santé (mangez des graines de lin qui ont pris le chaud, et vous vous bourrerez de radicaux libres).

La solution simple que nous avons mise en place est que j’ai installé un frigo supplémentaire de maison dans Appollo, notre ancien camion caisse. Nous vivions toute l’année en mode sédentaire dans nos 3 fourgons, installés sur un terrain. Si nous avons installé ce frigo, c’est tout simplement, car les périodes hors hiver étaient devenues ingérables au niveau du stockage. En effet, les légumes + les œufs + le fromage + le lait + le fromage blanc + la crème fraiche + le beurre + les restes + le poulet + les compléments alimentaires + les huiles qui nécessitent d’être au frigo ne rentrent pas tous dans notre minifrigo de 45L ! En été, nous avons constaté que nous gâchons énormément. Même si les légumes fripés partent au compost, ça fait quand même mal au cœur. Nous avons au début essayé de se dire que, tant pis, il fallait bien s’adapter : on ferait les courses tous les 2 jours ! Comme on vit à la campagne, niveau écologie, c’était loin d’être parfait (et au niveau du temps que ça nous demandait aussi, soyons honnêtes). Il faut faire environ 35km à chaque plein de courses, ce qui faisait plus de 100 par semaine. Du grand n’importe quoi ! C’est pour ça que nous avons décidé d’installer un deuxième frigo qui est destiné aux fruits et aux légumes quand nous sommes sédentaires. Lors de nos voyages, nous adaptons nos habitudes nutrition (on cherche les petits producteurs sur notre route, les épiceries bio, les marchés bio, les fermes, etc.).

Le sommeil : matelas, lit et installations en fourgon aménagé

Lit fourgon aménagé

Quand je me souviens de l’épaisseur du premier matelas que nous avons eu dans notre premier fourgon, Kirikou… Même ma banquette dans Caliméro, aujourd’hui, est plus épaisse… C’est suite à cette mauvaise expérience que j’ai compris toute l’importance d’une bonne literie dans un fourgon aménagé, mais aussi de toutes les installations autour.

Aujourd’hui, je dors avec un matelas Emma en mousse dans Calimero, qui fait 25 cm d’épaisseur. Comme vivions à l’année en fourgon pendant plusieurs années, on a sacrifié un peu de poids pour avoir un matelas qui nous correspondait parfaitement. Aujourd’hui, même si j’utilise le fourgon de manière plus occasionnel, je suis contente d’avoir un matelas de cette qualité.

Encore une fois, l’investissement que vous ferez dans votre matelas dépendra de vous, de vos exigences, du temps que vous passez dans votre fourgon, etc. Vous allez peut-être trouver ça logique, de choisir une bonne literie pour bien dormir. Mais en réalité, c’est souvent plus compliqué en fourgon qu’en maison. Tout simplement parce que nos lits sont souvent convertibles. Cela implique qu’il y a des raccords qui peuvent être inconfortables pour le dos, ou que la coupe du matelas réduise considérablement sa tenue dans le temps. C’est ce qu’il s’est passé avec le premier matelas dans Caliméro qui a tenu à peine 3 ans à cause du fait que nous avons effectué une découpe sur toute sa largeur. Nous avons aujourd’hui installé un matelas Emma, et tant pis pour la banquette sous le lit qui n’est plus accessible, car on a choisi de ne pas le découper pour favoriser sa bonne tenue.

Ce sont des choses à prendre en compte quand on réalise un aménagement et que le sommeil est important pour nous. Un matelas découpé à plusieurs endroits, car il faut aussi que le lit puisse se transformer en banquette, peut altérer la qualité de ce dernier, et donc du sommeil.

En plus du matelas, veillez aussi à pouvoir faire des installations confortables pour avoir un bon sommeil :

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